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Ex-chef de police accusé d’agression sexuelle : la juge met la cause en délibéré

John Collyer.

L'accusé, l'ancien chef de police John Collyer, à son procès le 11 juillet 2019 à Bridgewater

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Le procès d’un ancien chef de police accusé d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle d’une adolescente a pris fin en Nouvelle-Écosse. Après les plaidoiries de la Couronne et de la défense, mercredi, la juge Mona Lynch a mis la cause en délibéré et rendra son jugement le 24 octobre.

John Collyer était chef de la force policière de Bridgewater. Il a été suspendu après le dépôt des accusations, en mai 2017.

Le procès a duré neuf jours au total, six en juillet et trois cette semaine. L’identité de la victime, qui a aujourd’hui 20 ans, est protégée par un interdit de publication puisqu’elle était mineure lors des faits présumés, qui se seraient produits entre avril et juillet 2016.

Lors de son témoignage, en juillet, la présumée victime a notamment affirmé que l’accusé avait inséré ses doigts dans son vagin, sans son consentement, alors qu’elle était passagère de son véhicule. John Collyer nie ces allégations.

Cet été, la Couronne a présenté des messages que John Collyer aurait envoyés à l’adolescente par l’entremise de Facebook en 2016. La poursuite a qualifié certains de ces messages d’inappropriés.

L’avocat de l’accusé, David Bright, a critiqué la lecture de ces messages devant la cour, y voyant une tentative de la Couronne de dépeindre son client comme une personne à la moralité douteuse.

Le procureur de la Couronne, Roland Levesque, affirme de son côté que ces messages sont importants pour comprendre l’état d’esprit de l’accusé et servent à démontrer une évolution dans l’attitude de M. Collyer envers la plaignante. Il n’était plus pour elle une figure paternelle, soutient-il, et la teneur des messages démontre un intérêt charnel envers l’adolescente.

D’après les informations de Shaina Luck, de CBC

Nouvelle-Écosse

Procès et poursuites