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L'implication de Jason Kenney dans la campagne fédérale est « bien possible »

M. Kenney devant des graphiques projetés sur un écran.

Jason Kenney n'a jamais caché son espoir de voir une défaite du gouvernement Trudeau.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, pourrait faire une incursion très inhabituelle pour un dirigeant provincial dans la campagne fédérale, afin de soutenir les conservateurs dans certaines circonscriptions cruciales de la région de Toronto.

C’est bien possible, glisse Jason Kenney quand on l’interroge sur ces projets.

Le premier ministre albertain prépare des déplacements dans l’est, dont un voyage aux États-Unis la semaine prochaine. En marge de quelques voyages, je pourrais aider quelques candidats en Ontario, ajoute-t-il.

Comme chef du Parti conservateur uni, il estime que c’est son devoir de porter la voix des Albertains.

La réélection du gouvernement libéral de Justin Trudeau serait un désastre économique pour l’Alberta.

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta

Les thèmes chers à Jason Kenney sont l’opposition à la taxe carbone et le soutien au secteur énergétique. Des questions sur lesquelles il est très proche des positions du parti fédéral d’Andrew Scheer.

L'Alberta d'abord

Jason Kenney précise cependant que son engagement ne sera pas important. Je vais mettre l’accent évidemment sur mes responsabilités comme premier ministre, répète-t-il. Son attachée de presse, Christine Myatt, imagine qu’il pourrait faire campagne pendant la fin de semaine.

On est loin de ce qu’on pouvait imaginer quand le candidat Kenney promettait, pendant sa propre campagne au printemps, d’utiliser tous les moyens politiques à [sa] disposition pour aider à battre le gouvernement Trudeau en octobre.

Le professeur de science politique Frédéric Boily, de l’Université de l’Alberta, n’est pas surpris de voir Jason Kenney afficher des ambitions modestes.

Les conservateurs albertains préparent un premier budget qui pourrait comprendre des compressions budgétaires sévères. Ils ne veulent pas influencer la campagne électorale dans un sens ou dans l’autre, croit-il.

Des gains possibles pour les conservateurs

Le dirigeant albertain pourrait en revanche vouloir s’impliquer dans sa province, juge le politologue. Les conservateurs représentent déjà 29 des 34 circonscriptions albertaines et peuvent espérer des gains.

Je pense que ce que Jason Kenney veut faire, c’est d’effacer l’influence libérale en Alberta pour, par la suite, pouvoir dire qu’il est le seul porte-parole autorisé en Alberta. C’est probablement son premier objectif : se positionner comme étant le seul et unique interlocuteur du gouvernement fédéral, juge Frédéric Boily.

Les ministres provinciaux mobilisés

Certains élus conservateurs albertains se sont déjà impliqués à l’extérieur de la province.

Les ministres provinciaux Rajan Sawhney et Prasad Panda sont allés prêter main-forte à des candidats conservateurs de la région de Toronto au cours des derniers jours.

La ministre albertaine de la Culture et du Multiculturalisme, Leela Aheer, a, elle, fait un voyage au Québec pour soutenir deux candidats conservateurs de l’île de Montréal.

La ministre a l'intention d'aller soutenir autant de candidats conservateurs qu'elle pourra pour s'assurer que les intérêts des Albertains sont représentés à Ottawa, explique son attachée de presse, Danielle Murray.

Notre dossier Élections Canada 2019

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