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Inondations de la Lorette : entente à l’amiable devant le juge

Une maison, une voiture et une Jeep lors des inondations de la rivière Lorette en 2005.

La rivière Lorette est sortie de son lit brusquement dans la foulée des fortes pluies des 25 et 26 septembre 2005.

Photo : Radio-Canada

Olivier Lemieux

L’entente conclue entre la Ville de Québec et les sinistrés de la rivière Lorette pour les inondations survenues en septembre 2005 a été déposée en Cour supérieure mercredi matin, au palais de justice de Québec. À moins d’une surprise, le juge Michel Caron devrait l’approuver rapidement.

« Soulagé », a laissé tomber Denis Lavoie au sortir de l’audience. Pour le président par intérim du Regroupement des sinistrés, la bataille a été longue.

« Il ne faut pas oublier que ça fait presque 14 ans qu’on est là-dedans », a-t-il soupiré.

Au total, plus de 200 sinistrés se partageront 5,7 millions de dollars en compensation, mais la part du lion revient à 34 propriétaires plus durement touchés. À eux seuls, ils obtiendront près de 3,7 millions, soit près des deux tiers de la somme allouée.

Même si aucun sinistré n’a refusé l’entente négociée avec la Ville de Québec, certains ont manifesté leur mécontentement au juge Caron.

« Le montant que je reçois, c’est des pinottes », a déploré Michel Boudreau, un résident de la Place Lola.

D’autres propriétaires ont souligné que le processus d’indemnisation semblait complètement évacuer la perte de jouissance de la vie des sinistrés.

« Est-ce qu’on peut en parler? », a demandé France Auger à la Cour.

Entente imparfaite

Le requérant contre la Ville pour les débordements de 2005, Mario Dubé, affirme comprendre la frustration de plusieurs propriétaires.

« C’est sûr que ce n’est pas un règlement qui est parfait, a-t-il admis. Les gens ont perdu beaucoup plus que ce qui va leur être proposé. »

Selon lui, le temps est cependant venu de tourner la page sur un épisode qui lui a coûté énormément en énergie.

Les discussions entre les parties se poursuivent par ailleurs sur la perte de valeur des maisons inondées. Les sinistrés souhaitent obtenir un remboursement des taxes municipales qu'ils estiment avoir payé en trop au fil des ans...

Le risque demeure

Plusieurs sinistrés craignent toujours un nouveau débordement de la rivière, et il est réclamé de poursuivre les travaux pour sécuriser les berges de la Lorette.

Même si la Ville de Québec a investi environ 45 millions de dollars pour protéger les riverains contre des crues centenaires, le Regroupement des sinistrés rappelle que le projet d’un mur anti-crue, évalué à 70 millions, a été abandonné.

« On est loin du niveau de protection dont on aurait eu besoin en 2005 et 2013 », a estimé Denis Lavoie.

En ce qui concerne le dossier du recours collectif intenté contre la Ville pour l’inondation de 2013, il dit espérer qu’un règlement interviendra rapidement.

Québec

Procès et poursuites