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TIFF 2019 : Du cinéma français à Toronto

Une femme sur un escalier regarde au loin.

Sibyl, de Justine Triet

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Claudia Hébert

Le Festival international du film de Toronto est l'occasion de faire le plein de cinéma français. Nos suggestions de titres à mettre à votre horaire de festivalier.


LA BELLE ÉPOQUE

Un homme et une femme sont sur une moto dans une rue européenne.

La belle époque, de Nicolas Bedos

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Vous avez toujours rêvé de vous asseoir à la table de Marie-Antoinette? Vous auriez aimé prendre une cuite avec Hemingway? Vous êtes obsédé par les coulisses de la Seconde Guerre mondiale? On peut vous arranger ça! Pour celui qui saura y mettre le prix, une nouvelle compagnie visionnaire organisera pour vous une soirée dans l’environnement de votre choix, entouré d’acteurs ayant soigneusement appris leurs rôles, dans un décor d’une parfaite précision historique.

Quand Victor (Daniel Auteuil) sexagénaire désabusé se voit offrir en cadeau une telle expérience, il décide de retourner 40 ans plus tôt, dans son propre passé, le soir où il a rencontré la femme de sa vie. Pour mieux se séparer de Marianne (Fanny Ardant), qui vient de le jeter à la porte de leur appartement, il s’attache à l’actrice (Doria Tillier) qui joue pour lui ses souvenirs.

Pour son second long-métrage, Nicolas Bedos signe un beau film nostalgique, tendre et romantique.


SIBYL

Une femme sur un escalier regarde au loin.

Sibyl, de Justine Triet

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Sibyl est une psychologue qui a décidé de quitter tous ses patients pour se consacrer à l'écriture d’un roman. Malgré tout, elle ne parviendra pas à refuser d’aider Margot, une actrice en crise qui vient de découvrir qu’elle est enceinte de son amant, acteur avec qui elle est en train de tourner un film… et qui est marié à la réalisatrice. Quand Margot demande à Sibyl de l’accompagner sur le tournage à Stromboli, celle-ci cède à l’envie de la suivre et d’écrire sur elle.

Ce deuxième long-métrage de Justine Triet met en vedette une splendide Virginie Efira, tout en nuances et en désirs, femme complexe qui habite l’écran avec aplomb. Elle est entourée d'Adèle Exarchopoulos, de Gaspard Ulliel et de Sandra Hüller pour ce film qui était de la compétition officielle lors du dernier Festival de Cannes.


ATLANTIQUE

Une adolescente regarde vers la caméra.

Atlantique, de Mati Diop

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

À Dakar, Ada est à quelques jours de se marier avec un autre, quand Souleiman, l’amour de sa vie, prend la mer pour essayer de gagner l’Espagne. Quand vient le jour du mariage, des incidents se produisent qui laissent croire que Souleiman serait revenu.

Atlantique est un film étonnant, qui démarre comme un drame social, presque documentaire - pour ensuite se transformer en film fantastique avec une grande poésie. Plutôt que de suivre l’odyssée des hommes qui ont pris le large, on s’intéresse plutôt aux femmes qui sont restées derrière, et qui sont possédées par le souvenir de ceux qui sont partis.

La réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop a été la première femme de couleur dont un film a été retenu en compétition officielle à Cannes. Atlantique a d'ailleurs remporté le Grand Prix du Festival de Cannes en 2019.


LES MISÉRABLES

Trois policiers habillés en civils, mais avec des gilets pare-balles, descendent des marches.

Les misérables, de Ladj Ly

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Dans la banlieue parisienne de Montfermeil, un policier intègre la brigade anticriminalité et se fait montrer le métier et le quartier par ses nouveaux coéquipiers. Mais quand un bébé lion est volé à un groupe de forains, la tension monte rapidement dans la cité. Et quand la situation dégénère, on découvre qu’une intervention policière excessive a été filmée par un drone.

Prix du jury à Cannes en mai dernier, Les misérables, de Ladj Ly, est une oeuvre coup de poing sur une jeunesse française au bord de la révolte.


LE DAIM

Un homme dans la nature tient une caméra devant lui. Il y a un camion derrière lui.

Le Daim, de Quentin Dupieux

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Après nous avoir fait vivre les violences d’un pneu télépathe dans Rubber et les cauchemars du magnétoscope d’Alain Chabat dans Réalité, le français Quentin Dupieux est de retour avec un autre film aussi délicieux qu’improbable.

Dans Le Daim, Jean Dujardin est Georges, 44 ans, nouvellement propriétaire d’une veste à franges en daim. De là, tout part en vrille, entre tournages de vidéos amateurs et folie meurtrière.

Cette étrange comédie qui faisait l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs cette année met également en vedette Adèle Haenel.


VARDA PAR AGNÈS

Une femme est assise sur une chaise, sur une plage. Il y a des oiseaux en carton autour d'elle.

Image tirée du film Varda par Agnès

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Tout juste avant de nous quitter, en mars dernier, la grande Agnès Varda présentait à Berlin son ultime film, sa dernière leçon de cinéma. Dans Varda par Agnès, elle s’assure de rendre accessible au plus grand nombre la classe de maître qu’elle offrait à des groupes d’étudiants et de cinéphiles et dit tout ce qu’elle n’avait pas dit dans Les plages d’Agnès, 10 ans plus tôt.

Survolant une carrière de près de 70 ans, elle revient sur ses films, nous offre ses réflexions sur le métier et sa vision de ce qu’elle appelle la cinécriture. Pour Varda, trois mots d’ordre : inspiration, création et partage.

Le 44e Festival international du film de Toronto se poursuit jusqu’au 15 septembre. 

Toronto

Cinéma