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La société mère d’EB Games fermera jusqu’à 200 magasins d’ici 2020

Un jeune prend un jeu sur une tablette d'un magasin de jeux vidéo.

GameStop opère plus de 5 800 magasins dans 14 pays.

Photo : The Associated Press / Albert Cesare

Nicholas De Rosa

La chaîne américaine spécialisée dans la distribution de jeux vidéo GameStop a annoncé mercredi qu’elle fermera jusqu’à 200 de ses boutiques à travers le monde d’ici la fin de l’année. Cette annonce survient alors que les ventes de jeux vidéo en format physique ne cessent de diminuer au profit du téléchargement et de la diffusion en continu.

Il est incertain pour le moment si des succursales de sa branche canadienne, EB Games, font partie des magasins ciblés. Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avions reçu aucune réponse de GameStop à ce sujet. Cet article sera mis à jour une fois qu’une réponse nous sera fournie.

GameStop, qui opère plus de 5800 magasins dans 14 pays, a déclaré des pertes de plus de 32 millions de dollars au dernier trimestre, lors duquel ses ventes ont diminué de 14,3 %.

Le directeur financier de l’entreprise, James Bell, a déclaré en conférence téléphonique avec des investisseurs que GameStop procédera bientôt à une analyse approfondie de la profitabilité de ses magasins et s’attend à voir une beaucoup plus grande tranche de fermetures dans les 12 à 24 prochains mois.

Le déclin du jeu en boîte

Selon le propriétaire de la boutique Retro Mtl, Dominic Bourret, cette vague de fermetures est loin d’être surprenante.

Le marché des jeux physiques s’essouffle. Ce n’est plus pareil comme dans le temps. T’avais une belle boîte avec plein d’affaires dedans, comme des livrets, et maintenant il n’y a rien là-dedans. Les gens sont assis chez eux et les téléchargent, c’est aussi simple que ça, explique-t-il.

En effet, la firme IDATE DigiWorld Research indiquait dans un rapport publié en 2017 que 93 % des ventes de jeux vidéo se feraient par téléchargement en 2021.

C’est une tendance qui est exacerbée entre autres par des services par abonnement comme Game Pass, qui donne accès à plus d’une centaine de jeux sur la console Xbox One de Microsoft pour 12 $ par mois, selon Dominic Bourret.

Une photo de Dominic Bourret, un homme dans la trentaine aux cheveux bruns courts et portant une courte barbe, photographié devant un présentoir mural rempli d'emballages de jeux vidéo.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En plus de Rétro Mtl, Dominic Bourret est aussi derrière le bar Arcade Mtl et la chaîne YouTube Rétro Nouveau.

Photo : Radio-Canada / Karl-Philip Vallée

Le collectionneur de jeux rétro souligne d’ailleurs que les marges de profit sur les jeux neufs sont très basses, soit d’environ 5 $, ce qui force les commerçants de jeux vidéo à diversifier leur offre s’ils espèrent rester à flot. 

Ce n’est vraiment pas payant, le marché des jeux neufs. Ils représentent entre 10 et 15 % de notre inventaire, mais on fait ça principalement pour la publicité et pour que le monde vienne en magasin. Je comprends pourquoi EB Games doit vendre des garanties prolongées, des jeux usagés et des produits dérivés. C’est comme ça que les magasins se tiennent en vie, explique-t-il. 

La quasi-totalité des jeux neufs vendus par Retro Mtl, soit 95 %, sont pour la Nintendo Switch. D’après Dominic Bourret, c’est cette console qui garde le marché des jeux physiques vivant, entre autres parce que les éditions limitées de jeux indépendants fonctionnent super bien sur la plateforme et parce que Nintendo est plus grand public, et les gens qui achètent des jeux pour leur enfant iront les chercher en magasin

Sinon, je pense que ça achève vraiment et que ce sera encore moins présent dans la prochaine génération de consoles, estime le propriétaire de la boutique.

Avec les informations de USA Today, et Engadget

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