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Élection des conservateurs : des attentes en éducation de la part des francophones

Ariane Freynet-Gagné, Brigitte L’Heureux, Élizabeth Labbé, Éric Plamondon, Jules Rocque, Alphonse Lawson, Serge Nguena et Derrek Bentley.

Ariane Freynet-Gagné, Brigitte L’Heureux, Élizabeth Labbé, Éric Plamondon, Jules Rocque, Alphonse Lawson, Serge Nguena et Derrek Bentley ont participé au salon des électeurs de Radio-Canada mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Savard

Chloé Dioré de Périgny

La majorité des participants du salon des électeurs de Radio-Canada, mardi soir, n'ont pas été surpris par les résultats des élections provinciales. Ils espèrent que les francophones seront davantage écoutés pendant ce second mandat de Brian Pallister, surtout dans le domaine de l’éducation.

Les écoles de la DSFM sont à pleine capacité. On a reçu des promesses, maintenant, on va attendre que les écoles soient construites, dit Alphonse Lawson, le président de l’Amicale de la francophonie multiculturelle du Manitoba.

Les participants du salon des électeurs considèrent que les compressions au Bureau de l’éducation française, les frais de scolarité en hausse et la perte de l’assurance maladie pour les étudiants internationaux sont des taches dans le bilan du premier mandat de Brian Pallister.

Jules Rocque, professeur à l’Université de Saint-Boniface, spécialisé en éducation, qualifie de « rouleau compresseur » l’approche adoptée par le Parti progressiste-conservateur dans le domaine de l'éducation.

Portrait d'un homme en costume dans un salon d'électeurs.

Jules Rocque accueille avec « beaucoup de méfiance » les résultats des élections, notamment à cause des compressions au Bureau de l'éducation française sous le gouvernement de Brian Pallister.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Il espère que les enjeux des écoles françaises et d’immersion seront pris en considération par le gouvernement.

La directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba, Brigitte L'Heureux, souhaite toujours que le poste de sous-ministre adjoint responsable du BEF soit rétabli.

[Le Parti progressiste-conservateur] avait la seule plateforme qui n’avait pas inclus le poste de sous-ministre adjoint. On espère faire des gains à ce niveau.

Brigitte L’Heureux, directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba

Serge Nguera, un étudiant étranger de l'Université de Saint-Boniface, pense que les nouveaux arrivants ont été peu consultés durant la campagne, pour éviter d'aborder certains enjeux comme la carte de santé qui leur a été enlevée et l'augmentation des frais de scolarité.

Brigitte L'Heureux se dit par ailleurs satisfaite que les parents aient été écoutés par les différents partis.

Déçus ou non par les résultats du scrutin, les membres du salon des électeurs s'accordent à dire qu'ils travailleront avec le nouveau gouvernement pour faire valoir les questions qui leur tiennent à coeur.

Au lendemain des élections, tu laisses tomber la partisanerie et tu travailles pour faire fonctionner la province au bénéfice des citoyens.

Éric Plamondon, directeur général d’ArtSpace

La voix de la jeunesse

Élizabeth Labbé, présidente de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface et « Manitobaine d’adoption », a pu voter pour la première fois cette année depuis son arrivée du Québec.

Outre la perte de l’assurance maladie qui touche les étudiants étrangers, elle mentionne l’environnement comme cheval de bataille des jeunes électeurs.

Ariane Freynet-Gagné, présidente du Conseil jeunesse provincial, se dit déçue des résultats du Parti vert, qui n'a fait élire aucun député.

Les libéraux, qui avaient le plan environnemental le plus détaillé , selon elle, remportent de leur côté le même nombre de sièges qu’en 2016.

Même si les statistiques démontrent une faible proportion de votes chez les 18-29 ans, Ariane Freynet-Gagné réfute l’idée qu’ils ne s'engagent pas dans les activités citoyennes. Ils sont, dit-elle, plus nombreux que les autres tranches d'âge dans les manifestations, par exemple.

Il y a une déconnexion [des jeunes] avec la politique et ce qui leur est présenté, admet-elle cependant. C'est vraiment un problème.

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 au Manitoba

Manitoba

Politique provinciale