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Des chercheurs de l'Université d'Ottawa étudient les effets de fortes chaleurs sur le corps

Un homme est allongé pour des test à l'Université d'Ottawa.

Un homme subit des tests en lien avec les effets de la chaleur sur le corps.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Dotés du seul calorimètre dans le monde permettant de mesurer la perte de chaleur, des chercheurs de l'Université d'Ottawa mènent une batterie de tests pour mesurer les effets de la chaleur sur notre corps.

Nous essayons de comprendre le mécanisme derrière la sudation et la façon dont notre corps répond au stress de la chaleur et quelle est notre première réponse quand nous sommes exposés à la chaleur, explique Molly Rutherford, étudiante à la maîtrise.

Derrière elle, un homme allongé sur un lit et recouvert d'une combinaison noire traversée de tuyaux se prête aux tests.

Notre laboratoire fait des études sur le stress thermique, l'effet de la chaleur sur les populations vulnérables pour déterminer quels sont les risques, détaille Glen Kenny, professeur titulaire en physiologie à l’Université d’Ottawa et titulaire de la chaire de recherche de l’Université en physiologie environnementale.

Il croit que la hausse globale des températures affectera les personnes âgées, celles qui ont des problèmes de santé comme du diabète et de l'hypertension. Ces dernières sont à risque de développer des maladies reliées à la chaleur.

Pour les patients qui ont du diabète et de l'hypertension, on voit que cette capacité est encore plus diminuée. Quand on leur recommande de faire de l'exercice pour améliorer leur santé, il faut aussi penser aux conséquences qu'aura le fait de faire de l'exercice quand il fait chaud, ajoute le professeur.

Les chercheurs veulent déterminer des seuils d'exposition pour les personnes les plus vulnérables.

Un homme assis porte un masque et une série d'appareils de mesure.

La pression artérielle notamment est mesurée chez un homme soumis à de très fortes chaleurs.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Et pour les travailleurs de l'industrie minière

Le Pr Kenny et son équipe veulent aussi pouvoir rendre publique une étude qui permettra aux institutions publiques, aux gouvernements ainsi qu'aux entreprises privées de mieux comprendre la réalité des risques liés à la chaleur qui menace les travailleurs.

Si tu travailles dans des mines ou dans la construction, on ne peut pas arrêter tout en même temps. Alors le problème, c'est que ces personnes-là ont un niveau d'hyperthermie très dangereux. On essaie de développer des systèmes de surveillance pour voir en temps réel ce qui arrive aux travailleurs, précise Pr Kenny.

Il espère ainsi donner de nouvelles recommandations, jugeant que les actuelles ne sont pas assez protectrices pour les travailleurs.

L'étude devrait être rendue publique à l'été 2020.

Avec les informations de Christian Milette

Ottawa-Gatineau

Éducation