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Christian Essiambre « choyé » de jouer avec Robert Lepage

Le comédien Christian Essiambre

Le comédien Christian Essiambre

Photo : Ex Machina

Radio-Canada

Le comédien acadien Christian Essiambre affirme que c’est un rêve qui se réalise. Il était de la première de la pièce de Robert Lepage, Les sept branches de la rivière Ota, jouée samedi soir dernier au théâtre Le Diamant à Québec.

Le célèbre dramaturge québécois avait proposé à Christian Essiambre de collaborer dans le passé, mais le moment était mal choisi pour le comédien originaire de McKendrick, dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Il a sauté sur l’occasion lorsqu’elle s’est présentée de nouveau. Les sept branches de la rivière Ota, grande fresque historique lancée il y a 25 ans pour commémorer le bombardement atomique d’Hiroshima, en 1945, tranche avec toutes les expériences théâtrales qu’il a vécues jusqu’ici.

C’est la vie qui se déploie sur scène, c’est quelque chose que j’ai appris à faire avec Robert. Au début, je me rappelle, je faisais toujours les répliques fort, haut, avec plein d’énergie comme je suis habitué de le faire, la face vers le public, toujours essayer de donner au public ce qu’il y a dans ma tête [...]. Pourtant Robert me disait “mais non, pourquoi tu réagis comme ça?” Il y a tellement de choses qui se passent dans la pièce qu’un moment donné, ça ne repose pas juste sur un personnage ou sur juste mon énergie comme je l’ai fait avec Trois exils… et juste une chaise.

Des acteurs sur scène.

Une scène des Sept branches de la rivière Ota

Photo : Ex-Machina

Les sept branches de la rivière Ota est une pièce exigeante pour les comédiens. Elle est divisée en sept actes et dure sept heures, pauses incluses. Tout en s’appuyant sur l’explosion atomique d’Hiroshima, la pièce raconte plusieurs destins, sur un demi-siècle.

C’est de gros rôles de composition pour moi parce que je joue un Texan avec un accent du Texas, je joue un New Yorkais… Je me concentre vraiment plus sur de petites choses, c’est vraiment un théâtre dans le détail. Je fais mes petites affaires, je suis concentré dans le réalisme de ce que j’ai à jouer et je ne mets pas toute la pression sur mes épaules parce que la machine opère.

Christian Essiambre affirme que de jouer dans le nouveau théâtre de Robert Lepage à Québec est la consécration d’un rêve de jeunesse.

[...] La vie a fait que ce que j’avais visualisé 10 ans passés se réalise, parce que je suis en train de jouer dans un des plus grands théâtres sinon le plus grand au Québec, le Diamant, puis je suis extrêmement heureux et choyé [...].

Christian Essiambre

La pièce est présentée jusqu’à dimanche à Québec. Elle sera aussi jouée à Tokyo où elle fera partie, l’an prochain, des activités culturelles des Jeux olympiques.

Nouveau-Brunswick

Arts de la scène