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Le photographe vancouvérois Fred Herzog est décédé

Une photo colorée montrant un bras qui tire un rideau de fenêtre. Il y a une porte rouge.

« Curtains », de Fred Herzog, 1972.

Photo : Fournie par la galerie d'art Equinox

Radio-Canada

Le photographe de Vancouver Fred Herzog, connu pour ses photographies colorées de scènes de rue de Vancouver dans les années 1950 et 1960, au moment où presque toutes les autres photographies d'art étaient en noir et blanc, est décédé à l'âge de 88 ans.

L'auteur et critique d'art Michael Turner, qui a rédigé la préface d'un recueil de photographies de Fred Herzog en 2007, rappelle que celui-ci a capturé Vancouver, son histoire et les industries sur lesquelles elle s'est construite, et ce, comme personne ne l'a jamais fait.

Fred errait dans les rues en prenant des photos de personnes de cette époque et qui y vivaient.

Michael Turner, auteur et critique d'art
Un homme avec un bandage au poignet et une vieille dame portant un chapeau dans une rue de Vancouver.

« Man with Bandage », de Fred Herzog, 1968.

Photo : Fournie par la galerie Equinox

Pendant des décennies, Fred Herzog a pris des photographies de la vie citadine à Vancouver avec des diapositives Kodachrome. Ce n'est que vers l'âge de 70 ans que la technologie d'impression lui a permis de recréer la richesse de ses diapositives couleur Kodachrome sous forme imprimée.

M. Herzog a fait sa première exposition d'art solo en 2007 à la Vancouver Art Gallery. Ses photos d'une autre époque furent une révélation pour les amateurs d'art qui n'avaient jamais entendu parler de lui auparavant.

Cette année, la galerie d'art Equinox a présenté Primary Colour, une exposition des premières photos de rue en couleur qu'il avait faites en ville.

Controverse

Fred Herzog a suscité une vive controverse après une entrevue avec la journaliste spécialisée dans les arts du Globe and Mail, Marsha Lederman, en 2012, où il faisait référence au soi-disant holocauste.

Un homme marche devant des boutiques dans la nuit à Vancouver. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« Crossing Powell », de Fred Herzog,1984.

Photo : Fournie par la galerie d'art Equinox

Mme Lederman, fille de survivants de l'Holocauste, a écrit avoir été choquée d'entendre une telle déclaration de la part d'un Canadien d'une aussi grande renommée.

Après avoir pris connaissance de l'histoire de la famille de la journaliste, M. Herzog s'est rétracté.

Si on regarde ses photographies, on constate qu'il a un rapport indéniable à l'humanité, dit le propriétaire de la galerie Equinox, Andy Sylvester, se portant à la défense de l'artiste. Sa relation avec les autres êtres humains, sa relation avec son histoire et avec ses concitoyens est tout simplement irréprochable pour moi.

Un homme tient la main d'une petite fille en marchant dans une rue du quartier chinois de Vancouver.

« Black Man Pender », de Fred Herzog, 1958.

Photo : Fred Herzog

M. Sylvester croit que les commentaires de M. Herzog n'ont pas terni l'héritage artistique du photographe, à tout le moins en ce qui le concerne. Je le connais, je connais son travail et il continue d'être admiré par les collectionneurs et par toutes sortes de gens à travers le monde, dit-il.

Fred Herzog est né en Allemagne en 1933 et est arrivé à Vancouver en 1953. Il laisse dans le deuil sa fille Ariane et son fils Tyson. Son épouse, Christel, est décédée en 2013.

Avec les informations de CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Photographie