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Au tour de Nantes d'appuyer la mise en demeure contre le ministre Garneau

Les rails du chemin de fer qui traverse le centre-ville de Lac-Mégantic.

Le maire de Nantes exige aussi que les rails soient réparés rapidement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De nombreux citoyens étaient présents lors du conseil municipal de Nantes mardi pour demander au maire Jacques Breton d'appuyer officiellement la mise en demeure envoyée au ministre Garneau la semaine dernière.

Dans cette missive, la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic somme le ministre de mettre fin immédiatement au transport de matières dangereuses sur le tronçon de chemin de fer reliant Lac-Mégantic à Farnham. La Coalition exige également que le transport de matières dangereuses soit suspendu jusqu'à ce que les plus de 250 rails défectueux répertoriés par l'inspecteur de Transports Canada soient réparés par la compagnie Central Maine and Quebec Railway (CMQR), qui exploite le chemin de fer.

Je n'appelle pas ça de la pression. J'appelle ça des demandes raisonnables de citoyens. Un maire est là pour travailler de concert avec ses citoyens et son conseil. Je ne peux pas déclencher de mise en demeure par moi-même. Il faut y aller en assemblée de conseil et voter une résolution en ce sens. C'est ce qu'on fera. C'est comme ça que ça fonctionne le monde municipal, a expliqué le maire de Nantes, Jacques Breton, au micro de Par ici l'info.

Le conseil municipal appuiera donc officiellement la mise en demeure de la Coalition. À la suite des déraillements survenus dernièrement, on voit que ce n'est pas sérieux Transports Canada et CMQR. Vu leur silence, on va procéder autrement pour qu'ils nous écoutent, assure M. Breton.

Le seul avancement qu'il peut y avoir dans ce dossier, c'est qu'il y ait quelqu'un de sérieux qui prenne ce dossier et qu'on enlève l'autorégulation aux compagnies ferroviaires. C'est la seule manière de régler ça. Tant que les compagnies seront responsables de la sécurité, moi, je n'y crois pas.

Jacques Breton, maire de Nantes

À l'aube de la campagne électorale fédérale, le maire Breton n'a qu'une seule demande à faire aux candidats. Ma liste d'épicerie n'est pas longue. Il y a 253 constats d'infraction entre la frontière américaine et Farnham et ça, ce n'est pas réparé. Tant que ça ne sera pas fait, toutes les municipalités entre Farnham et la frontière sont en danger. Même si le ministre Garneau semble vouloir amenuiser la chose, quand j'ai deux déraillements dans ma municipalité et que c'est une tierce personne qui nous avise. Ce sont des situations qui ne sont pas normales et pas tolérables.

Après six ans, quand on voit autant d'indifférence, je commence à avoir un peu de cynisme. Les partis s'engageront s'ils veulent qu'on les prenne au sérieux. On n'est pas supposé avoir 253 constats d'infraction sur une ligne ferroviaire après six ans. Il y a des coups de pied au derrière qui ne se donnent pas.

Jacques Breton, maire de Nantes

Estrie

Politique municipale