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analyse

Tous les partis ne sont pas égaux sur les blocs de départ

Une main dépose un bulletin de vote dans une urne.

Les Canadiens sont appelés aux urnes le 21 octobre.

Photo : iStock

Fannie Olivier

Bien que la ligne d’arrivée du 21 octobre soit la même pour tous les partis, les formations politiques ne partent pas toutes égales sur les blocs de départ. Certaines ont déjà une bonne longueur d’avance; d’autres doivent traîner des boulets. Survol des principaux défis et atouts des partis fédéraux au moment du coup d’envoi de la campagne.

Parti libéral du Canada

Justin Trudeau en conférence de presse, devant des drapeaux du Canada.

Le chef libéral Justin Trudeau sollicite un second mandat comme premier ministre.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Défi : convaincre les électeurs d’aller voter

Qu’est-ce qui convaincra le travailleur débordé de faire un détour par le bureau de vote avant d’aller chercher les enfants à la garderie? Ou la jeune étudiante d’aller faire un X pour la toute première fois sur un bulletin de vote? S’ils espèrent l’emporter, les libéraux doivent donner à l’électeur une réponse claire à la question : pourquoi Justin Trudeau mérite-t-il un deuxième mandat?

D'autant qu’il aura à tenter de faire oublier les épisodes moins reluisants de son premier mandat, comme la saga SNC-Lavalin, ses vacances chez l’Aga Khan et l’achat d’un pipeline qui passe très mal dans plusieurs régions du pays.

Pour l’instant, les libéraux ont agité le spectre des années Harper et tenté de dépeindre Andrew Scheer comme un dinosaure qui fera reculer le pays. Ce ne sera peut-être pas suffisant pour que l’électeur quitte ses pantoufles le 21 octobre.

Atout : Trudeau le « campaigner »

Il suffit de le voir entrer dans le café du coin pour le comprendre : Justin Trudeau est un aimant qui sait plaire et convaincre. Hormis Elizabeth May, il est le seul chef d’un grand parti à avoir l’expérience d’une campagne fédérale à titre de leader. En 2015, il est parvenu à se hisser de la troisième à la première place et gagner une majorité à la Chambre des communes. Il a l’énergie pour mener le marathon de 40 jours qui débute aujourd'hui.


Parti conservateur du Canada

Plan rapproché de M. Scheer, qui sourit.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, demeure mystérieux pour bon nombre d'électeurs canadiens.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Défi : faire accepter Andrew Scheer

Plusieurs électeurs se demandent encore qui est vraiment Andrew Scheer et quelle est la vision du Canada qu’il compte mettre de l’avant s’il est élu. Le cafouillage entourant le droit à l’avortement a laissé un goût amer à certains électeurs, qui lui jettent des regards suspicieux en se demandant si on peut vraiment lui faire confiance. Le chef conservateur aurait avantage à mettre cartes sur table et à se montrer aussi disponible que capable de répondre à leurs questions.

Atout : une machine réglée au quart de tour

Les conservateurs sont les champions du financement. Leurs coffres bien garnis leur permettront de mener la campagne qu’ils souhaitent, d’être présents sur les écrans de télévision et de placarder les rues du pays du visage de leur chef. Leur base est mobilisée et ne se fera pas prier pour aller voter le jour du scrutin.


Nouveau Parti démocratique (NPD)

Un homme s'adresse à la foule.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, a fort à faire puisque son parti a plongé dans les intentions de vote des Canadiens.

Photo : CBC/Michael Cole

Défi : se distinguer des verts

La bataille qui s’annonce pour les néo-démocrates en est une pour leur survie, alors qu’ils disputent le vote progressiste avec les verts. Ils accusent un retard dans le nombre de candidats confirmés, dans leur organisation et dans leur financement. Dans ce contexte, il sera difficile pour Jagmeet Singh de mener une campagne aussi vigoureuse que celle de son prédécesseur.

Atout : charisme du chef

Lorsque Jagmeet Singh parle à un électeur, il le regarde droit dans les yeux. Le charme du chef néo-démocrate opère sur le terrain, mais, malheureusement pour lui, il ne traverse pas la lentille des caméras. S’il parvient à révéler davantage qui il est, il pourrait faire sortir sa formation politique du marasme dans lequel elle se trouve actuellement.


Bloc québécois

Yves-François Blanchet sur scène, le doigt levé, lors de son discours.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a redressé son parti après avoir remplacé Martine Ouellet comme leader.

Photo :  Radio-Canada

Défi : donner un second souffle au parti

Pour la première fois depuis 1997, ce n’est pas Gilles Duceppe qui mènera la campagne bloquiste. Yves-François Blanchet devra donner un second souffle au parti, alors que ses adversaires ne se priveront pas de ramener sur le tapis l’éternelle question de la pertinence du Bloc. Les conservateurs l’ont d’ailleurs déjà accusé d’être condamné à n’être qu’un gérant d’estrade.

Atout : les talents de communicateur du chef

L’ancien ministre péquiste et commentateur politique à la télévision sait comment livrer une réplique qui a du mordant. Il a le potentiel de causer la surprise aux débats des chefs. Il a réussi le tour de force de créer la cohésion au sein d’un caucus qui s’entre-déchirait à l’époque de Martine Ouellet.


Parti vert du Canada

Elizabeth May prononce un discours.

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, devra aborder d'autres sujets que l'environnement pour espérer former le prochain gouvernement.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Défi : démontrer sa polyvalence

Alors que les projecteurs sont braqués plus que jamais sur sa formation politique, Elizabeth May devra saisir l’occasion pour prouver que son parti dépasse l’unique enjeu climatique. Elle devra présenter une plateforme étoffée et imaginative sur divers sujets pour être prise au sérieux à titre de véritable solution de rechange politique à Ottawa.

Atout : l’air du temps

Le Parti vert a le vent dans les voiles, notamment parce que l’environnement est la préoccupation de l’heure pour une grande partie des Canadiens. Elizabeth May aura beau jeu d’exposer les incohérences libérales et conservatrices en la matière.


Parti populaire du Canada

Maxime Bernier a le pouce en l'air sur une scène.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada, ne figure pas sur la liste des chefs invités aux débats des médias.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Maxime Bernier, lui, tente toujours d’obtenir son billet pour participer aux débats des chefs. La décision de la Commission des débats sera connue le 16 septembre.

Notre dossier Élections Canada 2019

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