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La complémentaire de Jean-Talon arrive à un moment charnière pour le PLQ

Dominique Anglade a laissé entendre que c'était un défi de conserver la circonscription, sans accréditer qu'il y a un vent de panique dans les troupes libérales.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

L'élection complémentaire à venir dans la circonscription de Jean-Talon arrive à un « moment charnière » pour le Parti libéral (PLQ), a reconnu mardi la candidate à sa direction Dominique Anglade.

Jean-Talon, à Québec, est un bastion libéral, dont le siège est vacant depuis une dizaine de jours à la suite de la démission du député et leader parlementaire du PLQ, Sébastien Proulx. C'était le seul député libéral à l'est de Montréal, qui plus est dans la région de Québec dominée par les caquistes.

En entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, Mme Anglade a laissé entendre que c'était un défi de conserver la circonscription, sans accréditer qu'il y a un vent de panique dans les troupes libérales. Elle a répété le message du chef intérimaire Pierre Arcand, selon lequel les libéraux allaient tout faire pour remporter la victoire.

Est-ce que c'est un test? On est dans une complémentaire, en pleine course à la direction, qui n'est pas encore déclenchée officiellement. C'est sûr qu'on va tout faire pour conserver Jean-Talon. On est simplement conscients qu'on se retrouve dans un moment charnière pour notre parti.

Il reviendra au premier ministre François Legault de décider de la date de la complémentaire. Une défaite ferait mal aux libéraux qui entament leur reconstruction depuis le revers électoral historique subi l'an dernier.

Course à la direction

Seule en lice officiellement pour prendre la tête du PLQ, Dominique Anglade a fait état de ses préparatifs pour la course. Ses propos font croire qu'elle a une longueur d'avance sur ses adversaires potentiels qui ne sont pas encore déclarés.

La députée de Saint-Henri–Sainte-Anne dit avoir mis sur pied une équipe de 300 bénévoles et avoir parcouru tout le Québec l'été dernier, pour aller à la rencontre des militants et des citoyens.

Je vous dirais que chaque jour on a plus de monde que la veille. Il y a du monde qui s'ajoute tous les jours.

Le message qui ressort de ses consultations : les régions sont préoccupées, elles veulent être écoutées et obtenir « davantage de pouvoirs et de possibilités », a-t-elle expliqué.

Mme Anglade dit aussi avoir appris de ses consultations que les gens se désolaient de ne pas avoir eu de véritable projet de société sur lequel se prononcer aux élections générales de 2018.

C'est un constat que je fais moi-même, a-t-elle conclu.

D'autres élus libéraux ont manifesté leur intérêt pour la direction, notamment Marwah Rizky et Gaétan Barrette. Marie Montpetit s'était également montrée intéressée, mais elle a indiqué mardi qu'elle se ralliait à Mme Anglade.

Huit députés libéraux appuient Mme Anglade actuellement.

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