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La Colombie appelle à la « sérénité » face aux tensions avec le Venezuela

Plan rapproché de Mme Ramirez.

Marta Lucia Ramirez, vice-présidente de la Colombie, a voulu rassurer la population.

Photo : Getty Images / AFP / Raul Arboleda

Agence France-Presse

La Colombie a appelé mardi à la « sérénité » face aux nouvelles tensions avec le Venezuela, qui a ordonné des exercices militaires à la frontière et le déploiement de missiles, en invoquant des « menaces » du pays voisin.

Nous appelons tous les Colombiens à la sérénité, sachant que nous disposons d'une force publique suffisamment équipée et capable. Il n'y a pas à réagir à cette menace, car ce serait une folie que de penser qu'elle puisse être réelle, a déclaré la vice-présidente Marta Lucia Ramirez à des journalistes.

Il ne faut cependant pas baisser la garde. Nous savons que [...] le terrorisme colombien, international, a été alimenté au Venezuela de la main du narcotrafic, a-t-elle ajouté.

Mme Ramirez a assuré que la Colombie ne répondrait pas aux « provocations », tout en affirmant que les forces armées étaient préparées pour riposter à « toute attaque externe », selon un communiqué de la vice-présidence.

Nous avons de quoi défendre notre territoire et nous avons bien sûr des alliés internationaux qui défendent la démocratie, l'État de droit.

Marta Lucia Ramirez, vice-présidente de la Colombie

La vice-présidente a assuré que la Colombie a activé tous les instruments internationaux qui permettent de garantir la paix dans la région, en référence notamment au Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR), signé par 18 pays.

Les États-Unis se sont dits prêts à activer le TIAR face à la crise politico-économique au Venezuela, tout en précisant que le but serait de rechercher une solution juridique et non de « recourir à la force militaire ».

Nicolas Maduro parle devant un micro.

Nicolas Maduro a plusieurs fois accusé le gouvernement colombien de comploter avec la Maison-Blanche pour l'assassiner.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

M. Maduro a plusieurs fois accusé le gouvernement d'Ivan Duque et la Maison-Blanche de comploter pour l'assassiner, l'évincer du pouvoir ou générer de la violence au Venezuela.

Il a récemment dénoncé une « escalade belliciste » depuis Bogota à la suite des accusations de M. Duque à la fin d'août selon lesquelles le Venezuela donne refuge à des guérilleros et des groupes armés colombiens.

Le président vénézuélien a réagi en décrétant l'« alerte » à la frontière de 2200 km qui sépare les deux pays, et ordonné des exercices militaires dans la zone depuis ce mardi jusqu'au 28 septembre, ainsi que le déploiement de missiles terrestres et antiaériens.

M. Duque, qui comme les dirigeants d'une cinquantaine de pays a reconnu l'opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim, s'est dit opposé à une intervention militaire pour évincer M. Maduro du pouvoir.

Le Venezuela a rompu ses relations avec la Colombie en février à la suite du soutien de Bogota à son adversaire.

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