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Élections fédérales : portrait de la situation en Alberta

Jason Kenney et Justin Trudeau se serrent la main.

À la dissolution du parlement mercredi, 28 des 34 circonscriptions albertaines étaient représentées à Ottawa par des conservateurs.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

De scrutin en scrutin, la carte électorale fédérale en Alberta est dominée par le bleu, la couleur du Parti conservateur. Cependant, aux dernières élections, une poignée de candidats ont percé une brèche dans cette forteresse conservatrice.

En 2011, Linda Duncan dans Edmonton-Strathcona était la seule élue de l'opposition dans une Alberta entièrement conservatrice. Elle a été réélue à nouveau en 2015. La même année un gouvernement néo-démocrate majoritaire prenait le pouvoir à Edmonton. Linda Duncan ne se représente pas cette année.

Lors de la dernière élection fédérale, en 2015, c’est le rouge qui s’est timidement invité sur la carte albertaine. Quatre élus libéraux sur un total de 34 circonscriptions ont remporté leurs élections. À Edmonton, le Franco-Albertain Randy Boissonnault et le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, s’accrochent toujours à leurs sièges.

À Calgary, une démission plus tard, il ne reste que le député Kent Hehr.

Les échos de l’élection provinciale

Il y a cinq mois à peine, des élections provinciales ont ramené au pouvoir les conservateurs à Edmonton sous la direction de Jason Kenney. Selon le politologue Frédéric Boily, les enjeux soulevés pendant cette campagne risquent de trouver un écho chez les Albertains pendant les prochaines semaines. D’autant plus, remarque-t-il, que le message des conservateurs fédéraux ressemble à celui de la formation de Jason Kenney, particulièrement sur des enjeux énergétiques et environnementaux.

Et alors que les premiers ministres provinciaux observent habituellement les élections fédérales avec un certain retrait, le premier ministre du Québec, François Legault, exige même formellement à ses députés de ne pas s’en mêler. Jason Kenney, par contre, a clairement fait savoir qu’il s’inviterait dans la campagne fédérale.

« D’après moi, Jason Kenney veut essayer d’effacer l'influence libérale en Alberta, pour ensuite se proclamer peu importe le résultat de l’élection, comme seul et unique interlocuteur du gouvernement fédéral en Alberta », suggère le professeur Frédéric Boily.

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