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Sept kilos de mercure et une facture salée à l'écocentre de Sainte-Anne-des-Monts

Des contenants de peinture dans un sac de plastique de couleur jaune

Les écocentres récupèrent les contenants de peinture, les piles et les ampoules fluocompactes, mais pas nécessairement le mercure. (archives)

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Joane Bérubé

L’écocentre de la Haute-Gaspésie a dû gérer le dépôt d'un contenant de sept kilos de mercure et les coûts ont été importants. La MRC de la Haute-Gaspésie s'est dotée d'une politique de gestion des métaux pour éviter que cela ne se reproduise.

Ce printemps, les employés de l’écocentre ont accepté le dépôt d'un contenant de mercure découvert au sous-sol d’une vieille maison de Sainte-Anne-des-Monts pour éviter que le métal lourd ne se retrouve dans la nature ou ne soit déposé dans un bac de déchets ou de recyclage.

La MRC de la Haute-Gaspésie a tout de même dû s’acquitter d’une facture de plus de 1400 $ pour se débarrasser du mercure, une dépense qu’elle veut désormais éviter, explique le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes. Il y a maintenant une politique en vigueur qui fait en sorte que les contribuables n’auront pas à s’acquitter d’une facture de ce montant.

Plusieurs objets sont empilés pêle-mêle dans un compartiment extérieur dans la cour de l'écocentre.

Écocentre de Sainte-Anne-des-Monts

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Deschenes

Le maire est bien conscient que sans solution, ce type de déchet pourrait se retrouver dans la nature. Est-ce que le ministère de l’Environnement pourrait nous donner un coup de main? demande-t-il. On est souvent laissé à nous-mêmes dans le monde municipal avec beaucoup de responsabilités et sans moyens financiers qui viennent avec.

Un projet de réaménagement en cours pourrait permettre aux écocentres de se doter du matériel et de l’aide financière nécessaire pour recevoir ce type de déchets et les expédier aux centres de traitement appropriés.

En Haute-Gaspésie, c’est le récupérateur de peinture et de lampes contenant des vapeurs de mercure, Laurentides Ressources, qui a secondé l’équipe de l’écocentre dans la gestion des kilos de mercure.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’exposition aux différents composés de mercure, soit par ingestion, inhalation ou contact dermique, peut provoquer des troubles neurologiques et comportementaux.

Le mercure peut aussi avoir des effets sur le système digestif, sur les poumons, les reins, la peau et les yeux. L’OMS le considère parmi les dix produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique.

Des objets avec du mercure

Depuis 2012, Québec a mis sur pied, avec Reclycfluo, un programme de récupération de divers objets contenant du mercure comme les piles, les vieux thermomètres, les compteurs d’eau, les fluorescents ou les divers types d’ampoules contenant du mercure.

Deux entreprises au Québec sont habilitées à traiter ces objets, soit RLF Canada et Aevitas. Le mercure prend ensuite le chemin des États-Unis.

Recycfluo compte 400 points de dépôt dans la province. On n'y ramasse pas de mercure en vrac.

Directeur Québec à Aevitas, Richard Desjardins rapporte qu’à l’occasion des citoyens s’informent auprès de l’entreprise pour savoir comment se débarrasser d’une importante quantité de mercure.

Souvent, dit-il, les coûts associés au service vont rebuter les gens qui disposent alors de leur résidu selon leur conscience environnementale.

En Haute-Gaspésie, le mercure, suppose-t-il, pourrait avoir été accumulé par un électricien. Il note d'ailleurs que les anciennes maisons sont souvent équipées de vieux thermostats qui sont, parmi les objets domestiques, ceux qui contiennent le plus de mercure.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Métaux et minerais