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Les candidats fédéraux de l'Abitibi-Témiscamingue sur la ligne de départ

Une main dépose un bulletin de vote dans une urne.

Les Canadiens sont appelés aux urnes le 21 octobre.

Photo : iStock

Annie-Claude Luneau

Rarement une campagne électorale fédérale n'aura été aussi imprévisible en Abitibi-Témiscamingue. Bien malin celui qui peut prédire les résultats du scrutin du 21 octobre. Analyse.

Le Parti libéral, le Parti conservateur et le Bloc québécois espèrent maintenant faire des gains en Abitibi-Témiscamingue.

Les deux circonscriptions fédérales de la région sont à prendre, alors que les deux députés néodémocrates sortants Christine Moore et Roméo Saganash ne se représentent pas.

Six candidats sont déjà confirmés dans la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue, qui regroupe toutes les MRC de la région à l'exception de la Vallée-de-l'Or.

C'est l'attaché politique de Christine Moore, Alain Guimond, qui aura la lourde tâche de sauver les meubles pour le Nouveau parti démocratique, qui n'a plus que 15 députés au Québec. La pente pourrait être difficile à remonter, alors que le chef Jagmeet Singh tarde à gagner des appuis dans la province.

La libérale Claude Thibault, qui en sera à sa deuxième campagne électorale, sera au cœur de la lutte. Elle a acquis un peu plus d'expérience politique au cours des quatre dernières années en travaillant auprès du Parti libéral du Canada à Ottawa.

Elle jouit aussi d'appuis importants au sein du parti, qui n'a pas hésité à envoyer plusieurs figures connues dans la région au cours des derniers mois, à commencer par le premier ministre Justin Trudeau lui-même il y a un peu plus d'un an.

Au cours des deux dernières semaines, deux ministres libéraux fédéraux, Marie-Claude Bibeau et Pablo Rodriguez, ont visité la région. Un signe évident que l'Abitibi-Témiscamingue est dans la mire du PLC.

Claude Thibault devra cependant faire oublier quelques bourdes commises lors de la dernière campagne électorale, qui lui ont nui il y a quatre ans, par exemple lorsqu'elle s'est stationnée avec sa voiture de campagne dans un stationnement pour personnes handicapées.

L'ancien maire de Rouyn-Noranda Mario Provencher tentera d'être le premier élu conservateur dans Abitibi-Témiscamingue depuis Gabriel Desjardins en 1988. Le Parti n'a jamais réussi à recueillir plus de 23 % des voix dans la circonscription depuis la fusion entre l'Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur en 2003.

Visage bien connu à Rouyn-Noranda, Mario Provencher pourrait-il surfer sur une éventuelle vague conservatrice au pays? N'oublions pas qu'une partie de la région a élu des députés de la Coalition avenir Québec l'an dernier, un parti plus à droite sur l'échiquier politique, qui se rapproche dans certains dossiers des positions conservatrices.

Le Bloc québécois compte sur un jeune candidat, Sébastien Lemire, qui espère ramener dans le giron bloquiste la circonscription que le Bloc a détenue pendant 18 ans.

Le chef Yves-François Blanchet a rendu visite à son candidat, soulignant qu'il représente le renouveau du Parti.

Aline Bégin pour le Parti vert et Jacques Girard pour le Parti populaire complètent le tableau.

Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou

Situation plutôt rare dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, tous les candidats en seront à leur première campagne électorale fédérale.

Deux élus municipaux, le maire de Malartic Martin Ferron pour les conservateurs et la mairesse de Senneterre-Paroisse pour le NPD Jacline Rouleau, croiseront le fer et pourront sans doute compter sur des appuis dans leur communauté.

Mais est-ce que ce sera suffisant pour l'emporter dans cette immense circonscription, qui couvre plus de 771 000 kilomètres carrés, une superficie plus grande que la France?

La nouvelle venue en politique, Isabelle Bergeron, défendra le bilan de Justin Trudeau avec le Parti libéral, alors que Sylvie Bérubé se présente pour le Bloc québécois. Guillaume Lanouette a joint le parti de Maxime Bernier en se présentant pour le Parti populaire du Canada. Tous devront trouver une façon de faire sortir le vote.

Le taux de participation dans cette circonscription est historiquement bas; moins de 55 % des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote en 2015, comparativement à plus de 68 % pour l'ensemble du pays.

Les enjeux autochtones seront aussi au coeur de la lutte, alors que 33 000 membres des Premières Nations se retrouvent dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou.

Après deux mandats du député d'origine crie, Roméo Saganash, les cinq candidats en lice auront du travail à faire pour se faire connaître au nord du 49e parallèle, alors qu'ils résident tous dans la Vallée-de-l'Or.

Qui franchira la ligne d'arrivée le premier le 21 octobre? À vos marques, prêts, partez!

Notre dossier Élections Canada 2019

Abitibi–Témiscamingue

Politique fédérale