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Folklore et partys de salon au Festival de musique traditionnelle de Papineau

Un groupe de musique folklorique est sur une scène.

Le premier Festival de musique traditionnelle de Papineau a lieu du 13 au 15 septembre à Ripon.

Photo : Avec la gracieuseté du Diable à Cinq / Arianne Bergeron

Christelle D'Amours

Le tout premier Festival de musique traditionnelle de Papineau (FMTP) se déroule à Ripon du 13 au 15 septembre. Les organisateurs ont prévu des spectacles sous chapiteau, mais également dans des cuisines ou des salons, lieux de transmission de la musique depuis des générations.

La municipalité de Ripon accueille, cette fin de semaine, son premier grand festival de musique traditionnelle. Sur trois jours, une quinzaine de groupe - locaux ou en visite le temps d’une fête folklorique (ou deux!) - feront danser les festivaliers.

Les formations La Tuque Bleue, Le Grand Portage et Le Diable à Cinq, toutes originaires de l’Outaouais, seront notamment de la partie. Le quintette féminin Les Dames d’abord et les membres lanaudois du groupe De Temps Antan aussi.

Diable à Cinq : une histoire de famille

La programmation est uniquement constituée de groupes. Ce constat est loin d’être étonnant, toutefois, si l’on se réfère aux origines de ce style musical.

La musique trad, c’est une affaire de famille. L’organisation du FMTP aussi, d’ailleurs.

Rigodons dans le salon

En fait, c’est une histoire de famille élargie, qui a pris racine l’an dernier lorsque les membres du groupe Le Diable à Cinq ont organisé un événement avec ceux de La Tuque Bleue, qui célébraient 25 ans de carrière. Pensant attirer quelques dizaines de spectateurs, ils ont plutôt fini par danser et chanter aux côtés de 850 personnes, toutes rassemblées sous un grand chapiteau à Ripon.

Une foule sous un chapiteau illuminé de bleu et mauve.

Près de 850 personnes se sont rassemblés, l'an dernier, pour fêter les 25 ans du groupe de musique traditionnelle La Tuque Bleue, originaire de Ripon.

Photo : Avec la gracieuseté du Diable à Cinq / Arianne Bergeron

Considérant que c’était dans un village de 1500 personnes, c’était un succès!, raconte Éloi Gagnon-Sabourin, membre de Diable à Cinq qu’il forme avec ses frères, un cousin et un ami.

C’est un mot qui se passe depuis quelques années. À Ripon, vraiment, il y a un engouement pour le "trad".

Éloi Gagnon-Sabourin, membre du comité organisateur du FMTP

Cette petite victoire d’un soir s'est donc avérée le début d’une nouvelle histoire pour la petite municipalité : un comité s’est formé et a imaginé une programmation digne de ce nom.

En plus des spectacles sous grand chapiteau, des ateliers et un brunch sont proposés. Mais ce qui distingue le FMTP, ce sont les familles de la Petite-Nation qui ouvrent les portes de leur maison.

On veut créer des expériences pour revivre un peu ce qui se faisait à l’époque : les manières de transmission plus traditionnelles de la musique.

Éloi Gagnon-Sabourin, membre du comité organisateur du FMTP

Les résidences ont été choisies pour leur configuration permettant d’accueillir les festivaliers dans la cuisine et dans le salon.

C’est vraiment pour amener le festivalier à vivre ces expériences, écouter de façon acoustique ces musiciens-là, qui vont avoir du fun toute la fin de semaine avec eux, se réjouit M. Gagnon-Sabourin.

Des familles devant leurs maisons.

Des familles de Ripon accueilleront les festivaliers dans leur demeure.

Photo : Facebook / Festival de musique traditionnelle de Papineau

Peut-être qu’on s’est un peu garrochés partout pour une première édition, ajoute-t-il en avouant que les organisateurs ont hésité un peu avant de se lancer. On s’est dit qu’on va apprendre de ça. On va voir comment ça se passe pour s’ajuster!

Grand-père jouait de l’accordéon

Le public familier avec l’émission La soirée canadienne saisira rapidement le ton : le Festival de musique traditionnelle de Papineau veut faire revivre l’époque des talons qui claquaient sur les lattes du parquet au son des violons et des voix en canon.

Même s’il n’a pas vécu cette époque, Éloi Gagnon-Sabourin garde un souvenir précieux des soirées où sa famille se rassemblait autour des quelques notes que connaissait son aïeul. J’ai l’impression que dans l’imaginaire, c’est cantonné à une plus vieille génération, alors qu’en réalité, c’est une musique qui rejoint toutes sortes de monde, dit-il.

C’est une musique avec un tempo rapide, qui bouge et se prête bien aux festivals, aux "partys". Puis, c’est extrêmement populaire auprès des jeunes.

Éloi Gagnon-Sabourin, membre du comité organisateur du FMTP
Un groupe de musique tient violons en main et salue la foule sur une scène.

Les musiciens du groupe Le Diable à Cinq en compagnie de leurs collègues lors de l'événement organisé pour les 25 ans de La Tuque Bleue.

Photo : Avec la Gracieuseté du Diable à Cinq / Arianne Bergeron

Dans les fêtes et festivals où son groupe a joué au cours des dernières années - notamment cet été à Saint-Constant, à la Saint-Jean, en première partie des Cowboys Fringants - Éloi Gagnon-Sabourin constate le caractère rassembleur du style qu’il affectionne.

Cette fois, c’est chez lui qu’il espère voir petits et grands se trémousser. 

Le point fort, c’est le côté participatif des gens. En écoutant de la musique trad, souvent, le spectateur va être amené à répondre, à chanter, précise le musicien.Ça va rejoindre un grand nombre de personnes et, dans la région, c’est un peu ça, la dynamique. Tout le monde écoute de ça, puis tout le monde trippe.

Si la motivation première était de faire plaisir aux gens de la Petite-Nation, les organisateurs du FMTP espèrent désormais que leur événement devienne une tradition.

Ottawa-Gatineau

Musique