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Distribution du Publisac : Transcontinental poursuit la Ville de Mirabel

La Ville de Montréal pourrait, à terme, restreindre la distribution des publisacs uniquement à ceux qui en font la demande explicite.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Sarah Molkhou

TC Transcontinental a décidé de s'adresser aux tribunaux en réplique au règlement municipal adopté par Mirabel, qui deviendra en octobre prochain la première ville du Québec à interdire la distribution automatique du Publisac.

TC Transcontinental, la propriétaire de Publisac, trouve la nouvelle mesure discriminatoire, car elle ne toucherait que les envois de sa société.

Le règlement adopté est clairement illégal, puisque discriminatoire. En vertu de ce règlement, Postes Canada aurait le droit de distribuer le même contenu que le Publisac [...] tandis que Publisac perdrait ce droit.

Extrait du communiqué de presse de TC Transcontinental

Selon François Olivier, le président et chef de la direction de TC Transcontinental, la Ville continuerait également de distribuer son bulletin municipal sans aucune contrainte. Le règlement ne s’applique qu’à nous, pas à Postes Canada et ni à la Ville de Mirabel, c’est ça que l’on trouve discriminatoire, explique-t-il.

Pour Jean Bouchard, le maire de Mirabel, ce n’est pas nécessairement l'entreprise TC Transcontinental qui est visée par cette réglementation.

On veut prendre le virage environnemental, le virage vert, c’est une volonté environnementale pour sensibiliser la population sur la distribution des Publisacs, allègue-t-il.

Selon lui, la majorité des Publisacs finissent dans les sites d’enfouissement, les centres de tri ne trouvant pas preneur à ces sacs.

Au cours des prochaines semaines, la Ville enverra deux autocollants aux Mirabellois. Ces derniers devront exprimer leur désir ou leur refus de recevoir un Publisac, en apposant un oui ou un non sur leur boîte aux lettres, ou sur leur porte.

Couverture journalistique qui pose problème

À Mirabel, la nouvelle mesure est aussi décriée par Serge Langlois, le président-éditeur du journal L’Éveil, livré avec le Publisac.

Chaque semaine, on est capable d’informer professionnellement 30 000 résidents de Mirabel. Si demain matin on n’est pas là, la seule source d’information qui reste, c’est le bulletin d’information de Mirabel, et c’est 100 % contrôlé par le maire.

Serge Langlois, président-éditeur du journal L’Éveil

De l'avis de M. Langlois, ce n'est pas sain comme façon d'informer.

Le chef du parti politique Mouvement citoyen Mirabel, David Mara-Hurtubise, un opposant du maire, se désole de la situation provoquée par la réglementation relative aux imprimés publicitaires.

Ce que cela vient créer, c'est vraiment une confusion des genres qui vient vraiment avantager les élus qui sont en place. Et c'est payé à même les taxes des citoyens, précise M. Mara-Hurtubise.

Une rencontre est prévue jeudi prochain entre TC Transcontinental et les élus de Mirabel.

De son côté, la Ville de Montréal va lancer sous peu une série de consultations sur la question, le contrôle des circulaires étant sur la sellette dans de nombreuses municipalités.

Avec les informations de Maxime Bertrand et de Dominic Brassard

Grand Montréal

Politique provinciale