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L'alliance FIQ-APTS prend forme pour améliorer les conditions de travail

Un groupe d'infirmières devant le CHUS-Fleurimont.

Des professionnelles en santé et leurs proches dénonçaient, en juillet, les conséquences des heures supplémentaires obligatoires sur leur vie de famille.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

La Presse canadienne

La FIQ et l'APTS ont posé mardi les premiers jalons de leur alliance en vue de la négociation du secteur public. Elles veulent ainsi améliorer les conditions de travail de leurs membres dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Pour la première fois, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui compte 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins, et l'Alliance du personnel professionnel et technique dans la santé et les services sociaux (APTS), qui compte 55 000 travailleuses sociales, techniciennes en laboratoire, éducatrices en centre jeunesse et autres, négocieront ensemble pour renouveler leurs conventions collectives.

Mardi, les deux organisations syndicales, composées à 90 % de femmes, étaient réunies au Palais des congrès de Montréal, d'abord dans des salles séparées, puis ensemble pour sceller leur alliance.

C'est une journée importante. C'est une première rencontre officielle, s'est réjouie Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

L'alliance FIQ-APTS, qui représente 131 000 membres, déposera éventuellement au gouvernement du Québec des demandes communes portant sur les salaires, les régimes de retraite, les droits parentaux et les disparités régionales, a précisé en entrevue Carolle Dubé, présidente de l'APTS.

On a des enjeux qui sont communs à nos titres d'emploi, qui vont teinter cette négociation-là de façon plus large, comme des problèmes de pénurie de main-d'oeuvre, a noté Mme Dubé. Les problèmes de surcharge de travail et de détresse psychologique s'ajoutent aux problèmes de recrutement et de rétention de la main-d'oeuvre.

On vit les mêmes problématiques. On a fait les frais, assez au même niveau, des réformes, des coupures budgétaires, des décisions administratives qui ont été prises dans le réseau de la santé, dans les dernières années.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ

Ce qui lie l'APTS et la FIQ, c'est la volonté de vouloir redresser les conditions de travail des gens qui travaillent au cœur du réseau de la santé au Québec, a résumé Mme Bédard.

Les conventions collectives de quelque 450 000 employés de l'État viendront à échéance en mars prochain. Normalement, les demandes des organisations syndicales sont déposées à la fin du mois d'octobre.

On ignore encore si le front commun intersyndical CSQ-CSN-FTQ parviendra à se reformer cette fois-ci.

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