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Ce qu'il faut savoir sur les élections fédérales dans la grande région de Québec

Illustration d'une urne avec une feuille d'érable.

Les électeurs canadiens devront se présenter aux urnes le 21 octobre prochain.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Fanny Samson

Dans 40 jours, les électeurs devront se présenter aux urnes. Les 11 députés sortants de la grande région de Québec tenteront de regagner leur siège. Le bleu des conservateurs recouvre actuellement la majeure partie de la carte électorale de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Quelles sont les chances que le paysage politique soit modifié le 21 octobre prochain?

Retour d'abord sur les élections de 2015. Les libéraux ont gagné les élections à l’échelle du pays, mais la grande région de Québec a été largement dominée par les candidats du Parti conservateur (PCC) qui ont été élus dans 9 des 11 circonscriptions du territoire. La part du gâteau restante est allée aux libéraux de Justin Trudeau.

Le jour du scrutin, les électeurs verront quelques noms familiers sur leur bulletin de vote. Tous les députés sortants sont de retour dans la course. Les principaux partis n'ont toutefois pas encore de candidat dans les 11 circonscriptions.

Le plus grand changement depuis les dernières élections ? Un nouveau parti a fait son apparition, le Parti populaire (PPC) de Maxime Bernier, qui ajoute une nouvelle couleur au paysage électoral de la région, le mauve.

Les libéraux pourront-ils faire des gains?

Au sein du Parti libéral (PLC), les députés sortants de Québec et de Louis-Hébert, Jean-Yves Duclos et Joël Lightbound, dressent un bilan positif de leur mandat avec le financement du projet de tramway, les contrats octroyés au chantier maritime Davie et les négociations d’un rachat du pont de Québec.

Malgré ce bilan, il ne sera pas si facile de faire des gains, selon l’analyste politique Luc Ouellet.

Je pense que les gains que les libéraux vont faire, ils vont les faire aux dépens du NPD et vont les faire principalement dans la région de Montréal. Mais à Québec, il n’y a pas beaucoup de possibilités à cause d’une présence très forte conservatrice, souligne-t-il.

Il faut souligner que six députés conservateurs qui ont gagné dans la région en 2015 l’ont fait avec une avance confortable de plus de 10 000 voix.

La présence de candidats vedettes chez les conservateurs comme Gérard Deltell, « qui a occupé beaucoup d’espace public », rend aussi la tâche difficile. Les libéraux, je dirais que ce n’est pas dans la région de Québec que les efforts vont être mis, ajoute celui qui a conseillé plusieurs premiers ministres.

Quelle place pour l’environnement?

Le Parti libéral, tout comme le Nouveau parti démocratique (NPD) de Jagmeet Singh et le Parti vert d’Elizabeth May misent notamment sur les enjeux environnementaux, qui ont attiré l’attention des citoyens et des médias ces derniers mois.

L’analyste est d’avis que cet enjeu est parfois oublié en pleine campagne, ce qui n'empêchera pas une possible percée du Parti vert au pays. Ce gain potentiel pourrait avoir des conséquences sur le partage des résultats des différentes formations politiques dans la région.

À qui ils s’enlèvent [ces pourcentages]? On parle principalement du PLC et du Bloc québécois, observe-t-il.

Pour les conservateurs, l’objectif sera entre autres de vaincre Maxime Bernier en Beauce et d’aller chercher les deux seules circonscriptions détenues par les libéraux.

Dans un contexte où le parti provincial au pouvoir est populaire, note Luc Ouellet, les partis ont intérêt à suivre les prises de position de la Coalition avenir Québec pour conquérir les électeurs. S’opposer au gouvernement Legault à l’heure actuelle, peu importe le parti politique, n’est pas un avantage, c’est un désavantage majeur.

Les différents partis devraient dévoiler leur plateforme électorale au cours des prochains jours.

Avec la collaboration de Jonathan Lavoie

Notre dossier Élections Canada 2019

Québec

Politique fédérale