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Rejeté par le PLC, Raymond Bernier se lance comme indépendant

le député Raymond Bernier à l'Assemblée nationale

Raymond Bernier, ex-député provincial, fera finalement le saut comme indépendant lors des élections fédérales

Photo : Radio-Canada

Alexandre Duval

Même s'il a été écarté par le Parti libéral du Canada (PLC), Raymond Bernier va tenter sa chance comme candidat indépendant aux élections fédérales. L'homme de 66 ans ne sait toujours pas pourquoi le PLC l'a rejeté au profit de la candidate Manon Fortin, mais il se conforte en disant qu'il n'aura pas « à porter le message d'un parti ».

Je vais porter le message des gens vers un gouvernement. Ça va être ça mon travail, lance celui qui aspire à représenter les citoyens de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île-d'Orléans-Charlevoix au terme de la campagne électorale qui sera déclenchée mercredi.

Élu à trois reprises (2003, 2008, 2014) comme député provincial sous la bannière du Parti libéral du Québec, Raymond Bernier avait choisi de ne pas se présenter à nouveau lors de la dernière campagne.

Aujourd'hui, il affirme qu'il a toujours le désir de servir la population. Il sait que se faire élire comme candidat indépendant ne sera pas une mince tâche, mais il cite des cas comme André Arthur et Gilles Bernier pour démontrer que c'est possible.

C'est une autre vision de la politique qu'on va présenter.

Raymond Bernier, candidat indépendant

Un comité « obscur »

M. Bernier ne digère toujours pas le rejet de sa candidature par le PLC. Il soutient qu'il était le seul candidat à avoir soumis tous les documents requis à temps.

Ça fait déjà 10 mois que je fais de l'organisation avec l'association (de circonscription), que je fais du financement, que je fais du porte-à-porte, que je fais du membership.

Pourtant, le 22 août dernier, il a reçu une lettre du de la coprésidente de la campagne nationale du PLC, Sylvie Paradis. La missive l'informait que lecomité du feu vert n'avait pas retenu sa candidature, sans plus de détails.

Il dit avoir tenté d'obtenir des réponses. Or, personne ne lui en fournit. Est-ce que c'est un critère d'âge? Est-ce que c'est un critère d'expérience? Est-ce que c'est un critère de sexe? Est-ce que c'est le profil ?.

Ce n'est pas un comité comme ça qui va venir me museler et qui va m'empêcher de travailler pour servir la population.

Raymond Bernier, candidat indépendant

Manque de respect

Ce comité du feu vert, qu'il qualifie volontiers de « comité obscur », ne constitue ni plus ni moins qu'un manque de respect envers les militants du PLC, selon M. Bernier.

J'étais extrêmement déçu de la façon dont on ne respecte pas les militants et les militantes. La base d'un parti, c'est avec ses membres, rappelle-t-il.

Si on doit les écouter pour formuler des programmes électoraux, on doit encore plus les écouter dans le choix de leurs candidats!

Raymond Bernier

Dans un courriel, le porte-parole du PLC, Guy Gallant, explique que tout candidat potentiel à l'investiture doit passer par ce processus d’évaluation pour pouvoir être considéré comme un candidat à l’investiture qualifié.

Sur son site web, le PLC énumère les nombreux critères qui sont analysés. M. Gallant ne spécifie toutefois pas lesquels sont en cause dans le cas de M. Bernier.

Le Parti libéral du Canada ne commente pas sur la nature des conclusions du comité du feu vert. 

Guy Gallant, porte-parole du PLC

La circonscription de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île-d'Orléans-Charlevoix est actuellement représentée par la conservatrice Sylvie Boucher, qui avait obtenu 33,5 % des voix en 2015.

Le candidat du PLC avait quant à lui décroché près de 27 % des votes, contre 19 % pour le Bloc québécois et un peu plus de 18 % pour le Nouveau parti démocratique.

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