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Une ex-employée de la ministre Guilbault exige des excuses publiques

Geneviève Guilbault devant les caméras en mêlée de presse.

La ministre québécoise de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Jacqueline Aubé, qui a été conseillère politique de la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, estime que celle-ci l'a traitée injustement en déclarant lundi l'avoir congédiée pour incompétence.

Elle a invité mardi Geneviève Guilbault, aussi vice-première ministre du Québec, à « avoir la classe et l'abnégation nécessaires afin de s'excuser publiquement pour le tort qu'elle [lui] a causé ».

J'estime aujourd'hui, après réflexion et discussion, avoir été traitée par la ministre de manière injuste, que ses propos au sujet de mes compétences étaient mensongers et qu'elle a porté atteinte à ma réputation.

Jacqueline Aubé, ex-conseillère politique

La numéro deux du gouvernement Legault est dans la tourmente après avoir limogé récemment son directeur de cabinet, Alain Lavigne, son conseiller Pierre-Paul Côté ainsi que Mme Aubé.

Se sentant injuriée, Jacqueline Aubé a fait valoir qu'ensemble, les trois personnes congédiées cumulent plus d'une vingtaine d'années d'expérience en politique.

Un peu plus tôt mardi, la députée libérale Christine St-Pierre, qui a été ministre dans les gouvernements Charest et Couillard, avait aussi estimé que Mme Guilbault devait s'excuser publiquement.

Ce n'est pas humain. C'est un manque de cœur, de tact, de savoir-vivre. [...] Ça ne se fait pas pour la dignité humaine, la dignité de tes employés. La façon dont tu traites tes employés, ça donne une bonne idée de qui tu es.

Christine St-Pierre, députée libérale

Questionnée sur les changements au sein de son équipe, Mme Guilbault avait lancé lundi qu'elle n'avait pas « perdu » d'employés, mais qu'elle les avait plutôt congédiés pour incompétence.

La ministre avait néanmoins nuancé ses propos par la suite en affirmant qu'elle n'aurait pas dû employer le terme « congédiement » et qu'elle aurait plutôt dire qu'elle avait décidé de « mettre fin à leur emploi ».

Or cela est insuffisant aux yeux de Mme St-Pierre. Taper sur le monde, ça a l'air d'être leur marque de commerce [au gouvernement Legault], a-t-elle dénoncé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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