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Un ancien syndicaliste élu maire de Bogota

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans sa première intervention après son élection, Luis Eduardo «Lucho» Garzon appelle les FARC à libérer Ingrid Betancourt.

Le nouveau maire de Bogota, Luis Eduardo «Lucho» Garzon, a appelé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie à libérer Ingrid Betancourt, leur otage depuis 20 mois, dans sa première intervention après son élection dimanche.

«Qu'ils nous la rendent, nous souhaitons l'avoir avec nous», s'est exclamé l'ancien président de la Centrale unique des travailleurs.

Dans la matinée, pendant le scrutin des municipales, Lucho Garzon avait voté symboliquement pour Ingrid Betancourt dans un bureau électoral de Bogota, aux côtés de Juan Carlos Lecompte, mari de l'ancienne candidate des Verts à la présidentielle. Un portrait en carton de son épouse dans les mains, M. Lecompte avait lui-même voté de manière symbolique, au nom d'Ingrid, pour Lucho Garzon, avant de donner lui-même son suffrage, dans le scrutin véritable, au candidat de la gauche.

Les 25 millions d'électeurs colombiens étaient appelés aux urnes pour la seconde fois en autant de jours. Après le référendum anti-corruption de samedi, les 75 000 bureaux de vote ont rouvert dimanche pour élire les maires et conseillers municipaux des 1098 municipalités ainsi que les gouverneurs et délégués des assemblées locales des 32 départements que compte la Colombie.

Le président Uribe subit un revers

L'élection de Lucho Garzon, féroce adversaire d'Alvaro Uribe, porte un nouveau coup dur au président colombien. D'autant plus que M. Uribe semble avoir perdu le référendum de samedi visant à avaliser sa politique de ligne dure à l'égard de la corruption.

Selon des résultats partiels, aucune des 15 questions soumises au vote populaire n'a pas franchi le taux de participation minimum de 25% des électeurs, comme l'exige la Constitution.

Environ 300 000 soldats et policiers ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement des scrutins. Ces mesures n'ont toutefois pas empêché de nouveaux actes de violence. Six policiers ont été tués et huit autres blessés dans leur caserne à Jambalo, dans le sud-ouest du pays, lors d'une embuscade tendue par la guérilla des FARC.

Et puis, 12 contrôleurs électoraux ont été enlevés à Trujillo, une action également attribuée aux FARC.

La guerre civile en Colombie a fait plus de 200 000 morts depuis 1964, avec une moyenne de 3000 enlèvements par an.

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