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Patiner comme une fille? Certainement!

Deux joueuses des Panthères se disputent la rondelle.

Les Panthères de Dieppe Memramcook entament leur quatrième saison cet automne.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

Mathieu Massé

Patiner comme une fille? Oui, messieurs, s'est dit l'Association de hockey Dieppe-Memramcook. En réutilisant ce vieux stéréotype, tourné de façon positive, on a voulu encourager le recrutement pour le hockey mineur féminin.

Jennifer Tower, bénévole pour l'Association de hockey Dieppe-Memramcook et secrétaire pour l'Association de hockey féminin du Sud-Est, avait ce slogan en tête depuis longtemps, mais cherchait une manière de l'utiliser de manière positive. À l'approche de la nouvelle saison, elle s'est dit que c'était finalement le bon moment.

C'était juste pour donner un peu de la valorisation aux filles qui jouent déjà avec nous, explique-t-elle.

C'est correct patiner comme une fille! ça veut dire que vous êtes compétitives, vous êtes habiles, vous êtes vites, vous avez la passion pareil comme les garçons.

Jennifer Tower, bénévole pour l'Association de hockey Dieppe-Memramcook

Les Panthères de Dieppe-Memramcook, le pendant féminin des Aigles, ont vu le jour il y a seulement quatre ans. Commençant avec seulement 35 joueuses, les choses ont décollé rapidement et, à la veille de leur quatrième saison, elles s'attendent à un peu plus d'une centaine d'inscriptions de filles de 5 à 16ans.

Jennifer Tower répond aux questions du journaliste.

Jennifer Tower, bénévole pour l'Association de hockey Dieppe-Memramcook et secrétaire pour l'Association de hockey féminin du Sud-Est.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

Quand Jennifer Tower a inscrit ses filles au hockey pour la première fois, les Panthères n'existaient pas. Mes filles ont joué avec des gars et ont adoré ça. Mais il manquait un peu de l'aspect socialisation. Ça clique pas toujours entre garçons et filles, tu sais à 5 ans, 6 ans, 7 ans, raconte-t-elle.

Le fait de créer un environnement confortable pour les jeunes filles profite grandement à leur développement, selon elle.

Quand les filles sont confortables socialement, elles sont confortables aussi sur la glace. Tu les vois se développer, c'est incroyable comment elles peuvent se développer quand elles sont confortables.

Jennifer Tower, bénévole pour l'Association de hockey Dieppe-Memramcook

Bientôt un niveau compétitif?

Avec un nombre de joueuses suffisant, le prochain objectif est de les amener à un niveau compétitif. Elles sont de plus en plus nombreuses à jouer, mais pas assez pour en faire une ligue à part des garçons. Nos équipes de filles vont jouer contre des équipes de gars dans une ligue de gars, explique Denis LeBlanc, bénévole pour l'Association de hockey Dieppe-Memramcook et directeur technique pour l'Association de hockey féminin du Sud-Est.

Denis LeBlanc répond aux questions du journaliste

Denis LeBlanc, bénévole pour l'Association de hockey Dieppe-Memramcook et directeur technique pour l'Association de hockey féminin du Sud-Est.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

Il ajoute toutefois que les Panthères vont aussi participer à des tournois et des matchs hors concours contre des équipes de filles.

Ça veut dire quoi patiner comme une fille?

Anabelle Landry joue au hockey depuis déjà quatre ans. À huit ans elle est une leader et montre l'exemple. Des fois je montre à mon petit frère comment shooter la puck ou dribler parce que ça fait juste un an qu'il joue, lui. Puis c'est vraiment fun juste aider les autres.

Anabelle Landry, 8 ans, répond aux questions du journaliste.

Anabelle Landry, 8 ans, a déjà quatre saison de hockey sous son casque.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

Jade LeBlanc, elle, se frotte les mains en pensant à ceux qui sous-estiment son équipe de filles. Souvent, les gars croient que ça sera plus facile contre les filles, puis ça me rend fière quand on les gagne ces parties-là.

Jade LeBlanc, 11 ans, répond aux questions du journaliste.

Jade LeBlanc, 11 ans, espère que la ligue pourra continuer de se développer pour que les équipes de filles puissent jouer une contre l'autre plus souvent.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

À tous les coups, quand on leur demande ce qui leur ferait plaisir (à part gagner une médaille d'or), elles répondent qu'elles veulent plus de joueuses et plus d'équipes. Motivées à promouvoir leur sport, elles en veulent toujours plus... et en redemandent.

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