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Deux candidats verts disent ne plus se souvenir de leur opposition à l’avortement

Macarena Diab et Mark Vercouteren.

Les candidats verts Macarena Diab et Mark Vercouteren ne se rappelaient pas qu'ils s'étaient déjà prononcés contre l'avortement.

Photo : Parti vert du Canada

Philippe-Vincent Foisy

Le Parti vert du Canada (PVC) affirme que deux de ses candidats qui se sont opposés à l’avortement par le passé se présentent toujours pour le parti puisqu’ils sont maintenant pro-choix.

Le PVC soutient que Mark Vercouteren, qui se présente dans la circonscription ontarienne de Chatham-Kent–Leamington, et Macarena Diab, qui veut être élue dans la circonscription québécoise de Louis-Hébert, ne se souviennent plus de leur opposition à l'avortement.

En 2014, lorsqu’il était candidat provincial, Mark Vercouteren a répondu non à la question : « Croyez-vous qu’il y a des circonstances qui permettraient à une femme d’avoir droit à un avortement? » dans un questionnaire de la Campagne pour la vie du Canada, un groupe antiavortement.

Il se disait aussi opposé au financement public de l’avortement et favorable à des lois qui protégeraient les employés du milieu de la santé qui refuseraient de pratiquer des actes violant leurs libertés religieuses.

Mark ne se souvient pas d'avoir répondu au sondage et ne tolérerait jamais de rouvrir le débat sur l'avortement, soutient Rosie Emery, attachée de presse du Parti vert. Il n'est certainement pas pro-vie.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, le directeur des opérations politiques de Campagne pour la vie du Canada, Jack Fonseca, affirme que M. Vercouteren a bel et bien répondu au questionnaire provincial de l'organisme en 2014.

Nous étions reconnaissants de son respect pour l’inviolabilité de la vie humaine, ajoute-t-il. Je trouve horrifiant et dégoûtant que Mme May ait des pratiques discriminatoires à l’égard des Canadiens qui s’opposent, pour des raisons religieuses ou morales, à l’infanticide connu sous le nom d’avortement.

Notre dossier Élections Canada 2019

Un message publié à l'adolescence

Pour sa part, Macarena Diab a écrit, en 2008, sur le groupe Facebook OUI À LA VIE – Non à la loi de l’avortement (SÍ A LA VIDA – No a la ley del aborto), que l’avortement est le « plus grand ennemi de la paix », citant Mère Teresa.

Macarena Diab ne se souvient pas avoir "posté" sur ce groupe Facebook, explique Mme Emery. C'était il y a 11 ans, quand elle était adolescente. Elle a toujours été fortement pro-choix.

Macarena Diab a plus tard relayé la position officielle du PVC dans une publication sur sa page Facebook, où elle écrit qu'il n’y a aucune chance qu’un représentant élu du Parti vert rouvre un jour le débat sur l’avortement et que tous les candidats verts appuient le droit des femmes à disposer de leurs corps.

Les deux candidats sont donc toujours autorisés à se présenter pour le parti aux élections du 21 octobre.

Le Parti vert a indiqué plus tôt cette semaine que des personnes opposées à l’avortement ne seraient pas « autorisées à se présenter sous la bannière verte ».

Lundi, Elizabeth May a affirmé dans une entrevue à l'émission Power & Politics, de CBC, qu’elle n'empêchera pas ses députés qui seraient élus le 21 octobre de rouvrir le débat sur l'avortement.

À la suite de l'entrevue, le Parti vert du Canada a publié un communiqué soulignant que sa politique est – et a toujours été – qu'« une femme a droit à un avortement sécuritaire et légal ».

Le parti ajoutait qu’il n'y a « aucune chance qu'un représentant élu de notre parti rouvre un jour le débat sur l'avortement ». Au cours de notre processus de sélection, nous nous assurons que tous nos candidats et candidates soient entièrement d'accord pour dire que le débat sur l'avortement est clos au Canada.

Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ont sauté sur l’occasion lundi sur les médias sociaux. Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a souligné que cette position était la même que celle du chef conservateur, Andrew Scheer.

Il y a quelques jours, le Parti conservateur avait dû se défendre de vouloir rouvrir le débat sur l'avortement.

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