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Prévention du suicide : le Conseil des écoles fransaskoises agit

Un adolescent est assis sur le sol dans la pénombre dans un corridor.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, une personne met fin à ses jours toutes les 40 secondes.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) poursuit ses efforts à l'occasion la Journée mondiale de la prévention du suicide. Plusieurs services sont offerts chaque jour aux élèves afin de les sensibiliser à l’importance d’aborder le sujet s’ils sont aux prises avec des idées suicidaires.

Au Pavillon secondaire des Quatre Vents de l’école Monseigneur de Laval à Regina, les élèves ont eu mardi une séance de sensibilisation sur le sujet.

Text Alt: Cédric Warren donne une entrevue dans un couloir de son école.

Cédric Warren, un élève de 9e année, indique que les jeunes peuvent consulter des personnes-ressources à l’école pour prévenir le suicide.

Photo : Radio-Canada

Cédric Warren, un élève de 9e année estime que sans ces sensibilisations [les jeunes] ne pourraient pas aller trouver de l’aide. Ils n’auraient pas l’appui nécessaire pour les aider.

On peut tous faire quelque chose pour prévenir le suicide, souligne l’intervenante en counselling du CEF, Melissa Ewing.

C’est pour cette raison que le réseau scolaire fransaskois déploie quotidiennement des ressources dans les écoles pour aider les élèves qui traversent des moments difficiles.

Besoin d’aide pour vous ou un proche?

  • Jeunesse, J’écoute : 1 800 668-6868
  • Service d’intervention téléphonique de prévention du suicide : 1 866 277-3553

Chaque établissement du CEF dispose d’un intervenant qui est en mesure de répondre aux préoccupations des élèves en tout temps. Les écoles peuvent aussi compter sur l’appui d’au moins un membre du personnel formé pour intervenir si ce dernier soupçonne qu’un élève a des pensées suicidaires.

On offre également des formations sur la prévention du suicide à tous nos élèves de 11e et de 12e année pour qu’ils gardent une écoute active, qu’ils se sentent confortables de parler avec quelqu’un en crise et qu’ils prennent les démarches nécessaires pour leur offrir de l’aide, affirme Melissa Ewing.

Yann Agbamene donne une entrevue debout à l’intérieur de l’école.

Yann Agbamene, un élève de 9e année, encourage ses camarades à rechercher de l’aide dans la lutte contre le suicide.

Photo : Radio-Canada

Pour Yann Agbamene, un élève de 9e année au Pavillon secondaire des Quatre Vents, il est important pour les jeunes de se sentir en confiance. Son conseil à ses camarades le montre bien : Je leur dirais de trouver plus de personnes de confiance. S’il n’y a pas de personne de confiance, continuez, mais ne baissez pas les bras.

Poser les vraies questions

Melissa Ewing estime qu’il est préférable de parler de ce sujet parfois tabou avec nos proches en posant des questions directes.

Souvent, les gens ont l’impression que, si on aborde le sujet, on incite les personnes vulnérables à passer à l’acte, mais c’est vraiment l’effet opposé. Ça peut vraiment les soulager, mentionne-t-elle.

L’idée n’est pas de mettre sur ses épaules la responsabilité de sauver une personne, mais de la rediriger vers les ressources disponibles qui pourront l’aider, souligne pour sa part le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault.

Sylvie Fletcher donne une entrevue dans une grande salle de l’école.

Selon Sylvie Fletcher, une enseignante de 9e année, il importe d’établir une relation de confiance avec les jeunes pour qu’ils se sentent à l’aise de parler de leurs difficultés.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Sylvie Fletcher, enseignante de 9e année au Pavillon secondaire des Quatre Vents, la façon d’aborder le sujet est très importante.Si on en parle de façon professionnelle et de façon réfléchie, qu’on traite le sujet d’une façon très respectueuse, je pense que les jeunes apprécient ça, déclare-t-elle.

Le thème de la Journée mondiale de la prévention du suicide cette année est Travaillons ensemble pour prévenir le suicide.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, une personne met fin à ses jours toutes les 40 secondes.

Saskatchewan

Suicide