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Appel à la grève sociale au Québec aux côtés de Greta Thunberg le 27 septembre

Trois adolescentes manifestent en brandissant des pancartes pour la défense de l'environnement.

La jeune environnementaliste suédoise Greta Thunberg (au centre) manifeste devant le siège des Nations unies à New York le 6 septembre 2019 en compagnie d'autres jeunes.

Photo : The Associated Press / Richard Drew

Anne Marie Lecomte

À moins de trois semaines de la venue de l'environnementaliste Greta Thunberg à Montréal, divers collectifs appellent l'ensemble des Québécois à se joindre au mouvement de grève sociale pour la protection du climat, le 27 septembre prochain.

On est là, aujourd'hui, pour lancer un appel plus large pour inviter tous les Québécois inquiets à utiliser un de leurs plus grands pouvoirs : celui de bloquer le système, a déclaré François Geoffroy, du collectif La planète s'invite au Parlement, lors d'une conférence de presse réunissant mardi, à Montréal, les organisateurs de la grande manifestation pour l'environnement.

En juillet dernier, La planète s'invite au Parlement avait invité Greta Thunberg à venir au Québec à l'occasion de la journée mondiale pour le climat, le vendredi 27 septembre. La jeune environnementaliste suédoise, actuellement à New York, a confirmé sa venue le week-end dernier.

M. Geoffroy affirme que jusqu'à présent, 7 syndicats et plus de 400 groupes communautaires se sont donné un mandat de grève en vue de ce vendredi de manifestation.

Une vingtaine d'administrations de cégeps ont annoncé que ceux-ci fermeraient leurs portes, en guise de soutien, dit-il. La planète s'invite au Parlement enjoint les petits commerces du Québec à faire de même.

Le 27 septembre doit être l'occasion pour toute la société civile de s'arrêter pour réfléchir, selon M. Geoffroy. Il affirme que la présence de Mme Thunberg à Montréal n'est pas une coïncidence, puisque c'est dans la métropole qu'avait eu lieu la plus grande manifestation étudiante au monde, le 15 mars dernier.

Des lois, des mesures, des plans concrets

Mais le sort de la planète ne doit pas reposer uniquement sur les épaules d'une adolescente, aussi mobilisée et mobilisatrice soit-elle, affirme pour sa part Dominic Champagne, instigateur du Pacte pour la transition, que 281 000 personnes ont ratifié à ce jour. Ce sont les gestes collectifs et les décisions politiques qui vont faire en sorte de modifier le système économique qui nourrit, jour après jour, la dégradation du monde dans lequel on vit, affirme le metteur en scène.

L'urgence climatique est une affaire entendue aujourd'hui, poursuit M. Champagne. Reste maintenant à réclamer des lois, des gestes, des mesures des plans concrets, convaincants, décisifs.

Une jeune femme en gros plan, dans une salle.

Lylou Sehili est membre du Devoir environnemental collectif (DEC), qui coordonne la mobilisation des étudiants des cégeps du Québec.

Photo : Radio-Canada

Lylou Sehili est membre du Devoir environnemental collectif (DEC), qui coordonne la mobilisation des étudiants des cégeps du Québec. Selon elle, la jeunesse de Greta Thunberg est une inspiration pour les jeunes qui se disent, en la voyant, qu'il est possible d'essayer de changer le monde.

Les jeunes, on a souvent tendance à être exclus des décisions politiques, exclus d'un mode de fonctionnement de la société qui nous paraît vraiment lointain, dit Mme Sehili.

Nous [les jeunes], on demande juste à être entendus.

Lylou Sehili, membre du Devoir environnemental collectif (DEC)

Escalade des moyens de pression

Louis Couillard, du collectif La planète s'invite à l'université, prévoit une escalade des moyens de pression de la part des étudiants dans le courant de l'année. Journées et semaines de grève, ou même grève générale illimitée : rien n'est écarté, laisse-t-il entendre.

Maladies respiratoires, infections transmissibles et traumatismes liés aux événements climatiques extrêmes iront en s'accroissant, prédit quant à elle la Dre Marie-Jo Ouimet, du collectif La planète s'invite en santé.

Ce n'est qu'un début et ça va toucher tout le monde , affirme cette médecin spécialiste en santé publique, qui considère que le monde, tel qu'on le connaît, souffre d'une maladie grave, potentiellement mortelle.

La bonne nouvelle est que des traitements existent, mais à la condition qu'on les applique maintenant, conclut-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

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