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La suite de La servante écarlate sort finalement en librairie

L'écrivaine Margaret Atwood lors du lancement de son nouveau livre à Londres, le 10 septembre 2019.

Photo : AFP / TOLGA AKMEN

Radio-Canada

L'écrivaine canadienne Margaret Atwood a présenté, mardi à Londres, Les testaments, suite très attendue de La servante écarlate, une dystopie terrifiante qui s'est érigée en véritable manifeste féministe à l'ère du mouvement #MoiAussi.

Ce second tome, mis en vente mardi en anglais, promet d'être un immense succès. Margaret Atwood est aussi finaliste du prix Booker 2019 pour cet ouvrage. Une adaptation en série télévisée est déjà en cours. La traduction française des Testaments paraîtra quant à elle le 10 octobre.

Il suit la voie de son prédécesseur, La servante écarlate (The Handmaid's Tale), publié en 1985 et dont la série télévisée du même titre, diffusée en 2017, a relancé les ventes, qui ont atteint les 8 millions d'exemplaires dans le monde pour l'édition anglaise.

Au cœur du premier roman se trouve la république de Gilead, un État totalitaire théocratique où les dirigeants, lors de cérémonies religieuses (et avec l’aide de leurs épouses), violent les femmes qui peuvent procréer (les « servantes ») pour ensuite garder leurs bébés.

Les testaments raconte l'histoire de ces servantes 15 ans plus tard : à Gilead, chez Agnes, « précieuse fleur » éduquée dans la culpabilisation, entre cours de broderie et mariages forcés; au Canada, chez Daisy, ado qui va vite regretter d’avoir trouvé sa vie trop ordinaire.

Un monde dystopique qui s'ancre de plus en plus dans la réalité

On demande souvent à Margaret Atwood si son nouveau roman se déroule dans un monde dystopique. Et elle répond : Espérons-le.

Margaret Atwood souligne que plusieurs États américains ont adopté des lois limitant le contrôle des femmes sur leur propre système reproducteur, ce qu'elle compare à ce qui se produit à Gilead.

Des femmes vêtues de rouge et de blanc défilent dans les rues de Chicago.

Des femmes vêtues comme les servantes de la série « La servante écarlate » lors d'une marche visant à dénoncer la nomination controversée de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des États-Unis, le 13 octobre 2018.

Photo : AFP / KAMIL KRZACZYNSKI / Getty Images

Que la série télé paraisse juste après l'investiture du président américain Donald Trump, en 2017, était fortuit. Mais les fans y ont vu un signe et l'ont érigée en symbole anti-Trump.

Le costume des servantes, capes rouges et coiffes blanches, s'est alors imposé comme un signe de ralliement. Il était omniprésent à Washington pendant la bataille contre la confirmation à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, accusé de tentative de viol quand il était au secondaire. Ce symbole est aussi apparu lors de manifestations pour les droits des femmes et pour le droit à l'avortement dans le monde entier (Argentine, Pologne, Irlande, Hongrie).

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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