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Les mariages de personnes mineures en déclin au Québec

Un couple de jeunes mariés marche dans un champs.

Un couple de jeunes mariés marche dans un champs.

Photo : iStock

Claudie Simard

Les Québécois sont de moins en moins nombreux à se marier avant l’âge de 18 ans. Malgré cette décroissance, une avocate croit qu’il faut informer davantage les jeunes au sujet de leurs droits pour les protéger contre de possibles mariages arrangés.

Plusieurs sont surpris d’apprendre qu’il est possible de se marier légalement avant 18 ans au Québec.

Les adolescents de 16 ou 17 ans ont déjà été plusieurs à le faire. En l’an 2000, quatre mariages ont été autorisés en Mauricie et au Centre-du-Québec, soit à Saint-Étienne-des-Grès, Trois-Rivières, Drummondville et Victoriaville. En tout, 65 mariages ont eu lieu cette année-là dans la province.

Les mariages de personnes mineures ont par la suite diminué de façon importante.

Mieux protéger les adolescents contre les mariages arrangés

Les mariages de personnes mineures sont sous les projecteurs alors que l’histoire d’une adolescente qui a échappé à un mariage forcé organisé par ses parents défraie la manchette.

La jeune fille avait été promise en mariage. Cependant, le mariage n'aurait pas été reconnu par l'État sans qu'un juge n’intervienne, précise Me Suzanne Guillet, avocate et médiatrice en matière familiale.

Que dit la loi ?

En 2016, le gouvernement du Québec a resserré les règles pour renforcer la protection des personnes mineures.

Auparavant, un mineur qui désirait se marier devait obtenir l’autorisation d’un parent ou d’un tuteur. Maintenant, il doit de plus obtenir celle du tribunal pour que le mariage soit valide.

Source : Ministère de la Justice du Québec

Mieux éduquer les jeunes

Malgré tout, un problème persiste selon Me Guillet. Même si le cadre légal est en place pour protéger les adolescents, encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes informés de leurs droits. « Et si la jeune fille avait cru que le mariage religieux organisé par ses parents était légal aux yeux de l’État, soulève-t-elle. Elle n’aurait peut-être pas eu la force de dénoncer la situation sans connaître ses droits. Je l’ai trouvé très courageuse », ajoute l’avocate.

Me Suzanne Guillet constate que malheureusement, les jeunes sont souvent mal informés sur le sujet. Elle plaide pour que l’on enseigne aux élèves de niveau secondaire quels sont leurs droits et responsabilités, en lien avec le Code civil du Québec et le Code criminel canadien.

Mauricie et Centre du Québec

Jeunesse