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L'Office d'habitation de l'Outaouais change des vies depuis 50 ans

Montage photo montrant les deux femmes dans leur logement.

Raymonde Fournier (à gauche) et Murielle Gaudreau (à droite) vivent dans les premiers immeubles construits par l'Office d'habitation de l'Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Montage photo

Radio-Canada

L'Office d'habitation (OH) de l'Outaouais, qui souffle ses 50 bougies, gère 4000 logements à loyer modique pour les résidents qui ne peuvent pas s'en payer un autrement. Derrière ces chiffres, il y a des histoires de bon voisinage et de communauté soudée.

Raymonde Fournier et Murielle Gaudreau ont chacune élevé leurs enfants dans les premiers immeubles construits par l'OH de l'Outaouais, dès le début des années 70, dans le secteur de Hull à Gatineau. Elles veillent l'une sur l'autre depuis près d'un demi-siècle.

Mme Fournier habite dans son logement depuis 32 ans. Elle vu naître l'OH et la construction d'autres immeubles voisins, dont les loyers sont aussi à prix modique. Mon Dieu! Il y a 50 ans, j'étais jeune, dans la fleur de l'âge, se remémore-t-elle, en riant.

L'Office d'habitation de l'Outaouais en chiffres :

  • 35 000 locataires logés au courant des 50 dernières années
  • Plus de 4000 logements gérés
  • Près de 8000 locataires
  • 1400 de ces locataires sont des personnes âgées
  • Les ménages habitant dans des logements subventionnés payent un loyer correspondant à 25 % de leur revenu brut
  • L’OH Outaouais est subventionné par la Société d’habitation du Québec à 90 % et par la Ville de Gatineau à 10 %


Source : OH Outaouais

Mme Fournier apprécie particulièrement la vie communautaire qui anime ces logements. À l'époque, c'était le bingo, la danse pour les enfants, et les activités pour l'Halloween. Aujourd'hui, c'est le jeu de poches.

On joue au sacs de sable le lundi au [centre communautaire Eugène-]Sauvageau. On a beaucoup de plaisir. Ils ne veulent pas me perdre, parce que je suis le bouffon de la place, poursuit-elle.

Outre les activités, c'est le soutien des voisins qui comptent. Quand mon fils est rentré à l'hôpital, tout le monde est venu ici me demander des nouvelles, raconte-t-elle. Ils sont merveilleux le monde ici.

L'été, elle passe des après-midi sur la terrasse de Murielle Gaudreau. D'autres voisines profitent aussi de leur terrasse.

On jase. [...] On passe notre été et on ne le passe pas toutes seules, explique Mme Gaudreau. Les voisins s'assurent que tous les voisins vont bien.

Tout comme Mme Gaudreau, Raymonde Fournier a élevé ses enfants dans ce logement à loyer modique, ce qu'elle n'aurait pas pu faire, sans cela.

Une aide précieuse

Payer un loyer ailleurs, je n'en étais pas capable. J'étais malade, et puis j'avais pas gros d'argent. Et puis même aujourd'hui, je ne pourrais pas payer un logis comme ça, ailleurs, constate Mme Fournier, qui n'a pas pu travailler sur une base régulière.

[L'Office?] C'est mon Bon Dieu! Ça m'a aidée beaucoup beaucoup beaucoup.

Raymonde Fournier, résidente dans un logement à loyer modique à Gatineau

Les deux voisines déboursent moins de 450 $ par mois pour se loger. L'Office aide le monde à vivre, renchérit Murielle Gaudreau. Ça permet de vivre normalement, pas comme des riches, mais normalement.

Mme Gaudreau ajoute que si l'OH de l'Outaouais n'existait pas, elle devrait choisir entre manger ou s'acheter des médicaments.

Je n'ai pas de rente, j'ai juste mon petit chèque du mois de personnes âgées, c'est tout. Avec le loyer que l'on paye, il n'y a pas de problème, précise pour sa part Mme Fournier.

Les deux voisines se disent très reconnaissantes vis-à-vis de l'organisme à but non lucratif.

Avec les informations de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

Économie