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Des enseignants de la Première Nation de Sagkeeng veulent être « traités comme les autres »

Une pancarte, placée devant un lac, marque l'entrée de la Première Nation de Sagkeeng.

La Première Nation de Sagkeeng, située à environ 130 km au nord-ouest de Winnipeg, accueille une école allant de la maternelle à la 8e année et une école secondaire.

Photo : Radio-Canada / CBC News

Radio-Canada

Des enseignants de la Première Nation de Sagkeeng ont manifesté leur mécontentement, lundi, après avoir appris qu'ils n'avaient pas obtenu l'augmentation de salaire qui leur avait été promise. Ils revendiquent une paye du même montant que celle des enseignants de la division scolaire avoisinante, la Division scolaire Sunrise.

Nous ne sommes pas bien traités du tout, soutient Bernice Courchene, une enseignante de deuxième année dans la Première Nation, qui a refusé de travailler lundi, en guise de protestation, tout comme d'autres enseignants.

Enseignante en première année dans l'école élémentaire, Leila Spiers explique que les enseignants ont commencé à solliciter la parité salariale l’année dernière.

Lorsqu’elle leur a été refusée, ils ont tout de même obtenu une garantie que leur paye serait augmentée pour correspondre au salaire que les enseignants de la Division scolaire Sunrise gagnaient en 2014 et en 2015.

Les enseignants ont accepté cette offre et s’attendaient à voir leur salaire augmenter à compter de la rentrée scolaire, le 26 août. Or, ils ont constaté que celui-ci était toujours le même.

On est payés 6000 $ de moins [par année] que ce qui nous a été promis, et 20 000 $ de moins que les enseignants de la division scolaire voisine, déclare Leila Spiers.

Si ce n’était pas des enfants, nous ne viendrions même pas [à l'école] pour un tel salaire.

Leila Spiers, enseignante de première année à l'école élémentaire de la Première Nation de Sagkeeng

Ursula Bruyere enseigne en cinquième et sixième année dans la Première Nation depuis plus de 20 ans, mais elle a commencé sa carrière dans la Division scolaire Frontier.

Ma première année [dans la division scolaire], le salaire était un peu moins élevé que ce que je gagne maintenant, mais je commençais tout juste [ma carrière]. Maintenant j’ai 20 ans d’expérience, dit-elle.

Une rencontre organisée par le chef et le conseil de la Première Nation de Sagkeeng aura lieu mardi à ce sujet. Selon la note publiée sur Internet, ceux-ci soutiennent les décisions de la directrice de l’enseignement, qui sont prises dans l'intérêt fondamental des élèves et des employés.

La directrice de l’enseignement Crissy Courchene a refusé de se prononcer sur la situation.

Elle a redirigé CBC News vers le chef de la Première Nation, Derrick Hendersdon, qui a lui aussi refusé d'accorder une entrevue.

CBC News a également contacté le ministère des Affaires autochtones et du Nord du Canada pour connaître la répartition du financement de la Première Nation, mais n’a pas eu de réponse.

Avec les informations de Rachel Bergen, CBC News

Manitoba

Éducation