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L'ouverture d'un centre de désintoxication contestée

Des bâtiments sur un terrain en milieu rural.

L'organisme Teen Canada souhaite ouvrir un centre de désintoxication sur cette propriété à l'ouest de Chelmsford, dans le Grand Sudbury.

Photo : Ville du Grand Sudbury

Radio-Canada

Le comité de planification de la Municipalité du Grand Sudbury a approuvé lundi soir le changement de zonage d’une propriété du chemin Vermillion Lake, à l’ouest de Chelmsford, pour permettre l'ouverture d’un centre pour toxicomanes malgré l'opposition de plusieurs résidents de ce secteur.

Le changement doit maintenant être approuvé par le conseil municipal.

La propriété appartient déjà à Teen Challenge, qui offre des services de désintoxication dans 14 établissements au Canada, notamment à Thunder Bay et Sault-Sainte-Marie.

Plus d’une douzaine de personnes se sont prononcées contre l'ouverture du centre lors de l’audience publique tenue lundi à l’hôtel de ville, et la Ville a reçu de nombreuses lettres d’opposition.

Bien que plusieurs s’entendent pour dire qu’un centre de désintoxication est nécessaire, ils estiment que l’endroit choisi n’est pas adéquat.

La sécurité est la plus grande préoccupation des opposants au projet de Teen Challenge.

La propriété sera conçue pour accueillir jusqu’à 16 hommes, qu’ils aient ou non des antécédents criminels d’une gravité variable, a déclaré Bryan Tylko. Il est situé à environ 20 à 25 minutes du poste de police le plus proche, si un problème devait survenir, le délai d’intervention de la police pourrait permettre à la situation de s’aggraver.

C’est un risque qui sera introduit dans notre quartier et Teen Challenge n’a aucun moyen de l’atténuer.

Bryan Tylko, résident du Grand Sudbury

Don Trepanier, chef de programme de Teen Challenge, affirme qu’en près de 46 ans d’activité au Canada, l’organisation n’a jamais eu de problème de criminalité.

Le programme est entièrement volontaire et permet à ses étudiants de partir avant la fin du programme de 12 mois, dit-il, ce qui a contribué à atténuer les problèmes des personnes qui tentent de s’échapper.

Les participants à la réunion n’étaient d’ailleurs pas tous opposés au projet.

Je peux dire que sans Teen Challenge, mon frère ne serait probablement pas avec nous et qu’il serait mort d’une surdose causée par sa dépendance, a confié Kathleen Wynne-McAughey.

Je me tiens aussi ici pour donner un visage aux personnes qui fréquenteront la propriété de Teen Challenge, que ce soit pour visiter ou faire du bénévolat. Ce seront des gens comme moi, mon mari et mes deux enfants.

Kathleen Wynne-McAughey

Les personnes qui ont recours aux services de Teen Challenge sont nos frères, nos sœurs, nos pères et nos filles, des gens comme vous et moi, des personnes aux prises avec un problème de toxicomanie, qui est un problème de santé mentale et physique et qui devrait être traité comme tel, a déclaré le conseiller Geoff McCausland, membre du comité de planification.

M. McCausland a ajouté qu’il comprenait pourquoi les gens avaient des inquiétudes, mais qu’il ne fallait pas présumer que les toxicomanes sont des criminels.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Politique municipale