•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Une petite élite montréalaise » veut faire dérailler le 3e lien, dénonce Lehouillier

Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte en soirée.

L'opposition au troisième lien se résume à une petite élite de Québec et de Montréal, selon le maire de Lévis, Gilles Lehouiller.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Marc-Antoine Lavoie

L'opposition au projet de 3e lien pour protéger le bar rayé est la preuve, selon le maire de Lévis, qu'une « petite élite montréalaise » tente de faire dérailler le projet d'un tunnel sous le fleuve Saint-Laurent.

En marge de la séance du conseil municipal lundi soir, Gilles Lehouillier s'est montré irrité par la parution d'un article dans La Presse soulevant l'idée que le projet de troisième lien nuirait au rétablissement de la population de bar rayé.

Cette petite élite montréalaise, de quoi elle se mêle? Avec tous les investissements de milliards de dollars qui se font à Montréal, dit-il.

Gilles Lehouillier fait ainsi référence aux nombreux projets en cours dans la région de Montréal.

Réseau express métropolitain à 6,3 milliards de dollars, prolongement de la ligne bleue à 4,5 milliards, ligne rose à 10 milliards [...] Est-ce qu'on les écœure avec ça? Absolument pas, souligne-t-il. 

La Presse qui sort l'histoire du bar rayé à partir de Montréal. C'est quoi leur problème, eux?

Gilles Lehouillier, maire de Lévis
Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Gilles Lehouillier rappelle qu'il existe des mesures compensatoires pour pallier les impacts environnementaux et demande d'attendre les études avant de tirer des conclusions.

Est-ce que c'est incontournable ? Je ne pense pas, défend-il.

Toujours les mêmes

Le maire rappelle que 58 % de la population de la province est pour le projet de troisième lien. Ce nombre augmente à 77 % dans la région de Québec.

Le tracé du tunnel entre Lévis et Québec passerait à l'est de Québec, près de l'île d'Orléans.

Le tracé du tunnel entre Lévis et Québec tel qu'annoncé par le ministère des Transports

Photo : Gouvernement du Québec

Selon le maire, quelques manifestations ratées démontrent que l'opposition se résume à une petite élite de Montréal et de Québec qui grenouillent pour tenter de faire avorter le projet.

Avez-vous vu un gros soulèvement populaire contre le troisième lien? Non! Moi, je vois juste des organismes. Un conseil de ci, une association de ça. Ils représentent qui eux? Ce n'est pas des élus, affirme-t-il.

C'est toujours les mêmes, Conseil régional de l'environnement, Accès transports viables. Ces gens-là essaient de soulever une petite minorité, mais ça ne fonctionne pas.

Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Le gouvernement ne reculera pas

La possibilité d'établir un péage pour le troisième lien et les difficultés soulevées par la Coalition avenir Québec (CAQ) pour obtenir le financement du fédéral ne prouvent pas que le gouvernement pilote le projet avec moins de conviction, selon Gilles Lehouillier.

Le gouvernement ne reculera pas sur ce projet-là parce que dans la région de Québec, l'automobile est prioritaire et le transport en commun en déclin, soulève le maire.

Des véhicules circulent sur une autoroute.

Cette portion de l'autoroute 40 est dans le corridor choisi par le gouvernement Legault pour la construction d'un troisième lien à l'est.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Quant au péage, M. Lehouillier n'y voit pas une solution, mais ne s'y oppose pas non plus. Il faudra toutefois que la CAQ se justifie si elle décide d'aller en ce sens.

Si on veut faire un péage. Il va falloir regarder les 15 à 40 milliards qu'on fait à Montréal. Il faudra être équitable, conclut-il.

Québec

Infrastructures