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La Couronne accuse Joshua Boyle de mentir sur la santé mentale de sa femme

Joshua Boyle en veston à l'extérieur.

Joshua Boyle lors de son arrivée au palais de justice d'Ottawa en hiver (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

L'ancien otage Joshua Boyle a menti en soutenant que sa femme, Caitlan Coleman, était une mère négligente et impropre, a déclaré lundi un procureur de la Couronne.

Le procureur Jason Neubauer a affirmé que M. Boyle, accusé d'avoir agressé Mme Coleman, voulait la présenter comme un mauvais parent pour alimenter une fiction plus vaste selon laquelle elle souffrirait de troubles mentaux.

Pendant le contre-interrogatoire, l'accusé a nié avoir inventé quoi que ce soit, affirmant que Mme Coleman était une mère incompétente qui frappait souvent leur enfant aîné.

Le procès pour agression sexuelle et voie de fait de Joshua Boyle a été interrompu pendant plusieurs heures, lundi, en raison de différends sur l'autorisation de certains éléments de la preuve.

M. Boyle, âgé de 36 ans, a plaidé non coupable d'infractions à l'encontre de Mme Coleman, notamment de voie de fait, d'agression sexuelle et de séquestration entre octobre et décembre 2017.

Les infractions auraient été commises à la suite du retour du couple au Canada, après cinq années comme otages d'extrémistes liés aux talibans qui les auraient enlevés lors d'un voyage en Afghanistan en 2012.

Trois enfants nés en captivité

Caitlan Coleman a eu trois enfants en captivité malgré les conditions pratiquement intolérables de la famille. Après leur libération, ils sont revenus au Canada et ont passé du temps dans un hôtel à Ottawa avant de trouver un appartement.

Mme Coleman a fui leur domicile à la fin du mois de décembre 2017, affirmant à la police que Joshua Boyle l'avait agressée à plusieurs reprises. Il a été arrêté quelques heures plus tard.

M. Boyle a nié avoir agressé sa femme — ils sont désormais séparés —, affirmant au tribunal qu'elle était violente, instable et sujette à des crises. Selon l'accusé, durant la période de leur captivité, Mme Coleman frappait régulièrement leur fils sur le torse et le secouait.

Me Neubauer a accusé M. Boyle de mentir, affirmant qu'il savait très bien que sa femme, qui avait témoigné plus tôt au cours du procès, n'était pas violente. M. Boyle a rétorqué : Je sais qu'elle l'était et, respectueusement, vous le savez bien.

Caitlan Coleman quitte le palais de justice à Ottawa après son témoignage.

Caitlan Coleman (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Mme Coleman est devenue semi-catatonique en captivité, refusant de nourrir leur fils ou de changer ses couches, a soutenu l'accusé.

Après avoir été témoin du comportement de Mme Coleman pendant quatre mois, il a décidé de se séparer, a-t-il témoigné. Cependant, il a nié haïr sa femme, affirmant qu'il savait que son état psychologique n'était pas ce qu'il devait être.

M. Boyle a déclaré que la négligence de Mme Coleman a continué une fois qu'ils ont été libérés. L'accusé a affirmé qu'il avait décidé d'attendre un peu avant de quitter sa femme, puisqu'il ne voulait pas que leurs enfants associent leur récente liberté de la captivité au fait qu'un de leurs parents leur soit arraché.

Me Neubauer a laissé entendre à Joshua Boyle qu'il haïssait Caitlan Coleman et qu'il lui aurait déjà dit que s'il avait été non croyant, il l'aurait tuée. M. Boyle a nié avoir dit une chose pareille. Je ne l'ai jamais détestée, a-t-il affirmé.

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