•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La mairesse de Victoria dit qu’elle ne peut rien faire de plus pour les itinérants

Des tentes sont installées sur le trottoir. Une femme est assise dans l'herbe à côté d'un chariot recouvert de tissus.

La rue Pandora, à Victoria, est parsemée de tentes jour et nuit.

Photo : Radio-Canada / Deborah Wilson

Radio-Canada

Confrontée au quotidien à la présence de tentes devant le refuge Our Place et le site de consommation supervisée de drogues, la mairesse de Victoria, Lisa Helps, affirme que la municipalité fait son possible et que c'est maintenant au provincial et au fédéral d'intervenir.

L’association Our Place estime que 60 à 80 personnes dorment régulièrement devant ses portes en raison de la pénurie de place dans les refuges de Victoria.

Pour sa part, l’association Cool Aid attribue l’augmentation de la population itinérante au problème de dépendance aux opioïdes et au manque de logements abordables.

La mairesse de Victoria se dit pourtant impuissante face à cette situation. Elle pense qu’il faut plus de services pour les personnes les plus vulnérables, c’est à dire des programmes de désintoxication à long terme, des lits disponibles dans les institutions médicales et des logements adaptés aux personnes dépendantes qui offrent un accompagnement permanent.

La situation est triste et désespérante.

Lisa Helps, mairesse de Victoria

Or, selon la mairesse, la Ville n’a plus de terrain disponible pour y construire des logements supervisés. Nous avons utilisé tous les terrains que nous avions, dit-elle. Nous pourrions utiliser des espaces de stationnement, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée, bien que je ne l’exclue pas.

Lisa Helps pense que le gouvernement provincial devrait acheter des terrains pour y construire des logements supervisés, sur le modèle d'un bâtiment qui doit ouvrir en janvier prochain sur la rue Blanshard pour héberger 21 itinérantes autochtones.

La mairesse estime aussi que le gouvernement fédéral devrait financer plus de projets sociaux et donner les autorisations nécessaires pour offrir des drogues à moindre risque de surdose.

Avec les informations d’Adam van der Zwan et d’On the Island

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale