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Le lichen, indicateur de santé des écosystèmes

Du lichen

L’étude des lichens permet d’en apprendre beaucoup sur l’état des écosystèmes.

Photo : iStock

Miguel Lachance

Des experts d’un peu partout en Amérique du Nord ont passé cinq jours à étudier le lichen dans le parc provincial Sleeping Giant, près de Thunder Bay. Les chercheurs étaient dans le Nord-Ouest de l’Ontario pour participer à l’atelier international Tuckerman de la Société américaine de bryologie et de lichénologie.

Ces deux sciences étudient respectivement les mousses et les lichens.

C’est la première fois que la rive nord du lac Supérieur accueille la conférence qui en était à sa 28e édition.

Un paysage de forêt et d'eau avec en arrière plan une péninsule ressemblant à un homme couché sur le dos.

Le parc provincial Sleeping Giant est situé sur la péninsule Sibley, en face de la ville de Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Selon le chercheur au Musée canadien de la nature, Troy McMullin, plusieurs variétés de lichen poussent dans le parc provincial Sleeping Giant dont celles que l’on retrouve dans la forêt boréale et dans l’Arctique.

Et grâce à l’influence du lac Supérieur sur le climat, il existe aussi des variétés qui poussent en général plus au sud.

Le chercheur explique qu’il est important d’étudier le lichen en raison des nombreux rôles qu’il joue dans les écosystèmes.

[Les lichens sont] une source de nourriture pour des animaux aussi gros que le caribou [et servent] de matériaux de nidification pour un grand nombre d’animaux. Ils sont très importants sur le plan écologique.

Troy McMullin, chercheur au Musée canadien de la nature

Les lichens tirent leur nourriture directement dans l’air et ils sont très vulnérables aux polluants atmosphériques, ajoute M. McMullin. Ils sont souvent utilisés “comme des canaris dans une mine de charbon” pour la pollution de l’air.

M. McMullin précise que le lichen est en réalité formée de plusieurs organismes, soit des champignons qui ont découvert comment cultiver des algues ou des cyanobactéries qui produisent de la nourriture par la photosynthèse.

En travaillant ensemble, ces organismes peuvent coloniser des rochers dénudés, sans avoir besoin de sol, ajoute le chercheur.

Par la suite, de la terre peut se former grâce à la décomposition du lichen et permettre à d’autres végétaux de pousser.

Les ateliers Tuckerman se déplacent chaque année dans un nouvel endroit.

Ils ont entre autres déjà eu lieu en Gaspésie et à Terre-Neuve.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Faune et flore