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Pêche au saumon « désastreuse » en Colombie-Britannique

Des saumons sockeyes dans la rivière Adams, près du lac Shuswap, dans le sud de l'intérieur de la Colombie-Britannique.

Les quantités de saumons rouges seraient bien moindres que ce qu'on espérait.

Photo : Radio-Canada / Briar Stewart

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des représentants de l’industrie de la pêche au saumon en Colombie-Britannique demandent au gouvernement fédéral de mettre en place un plan d’urgence après une pêche qui a été « désastreuse  » cet été.

Le bilan estival de la pêche a été dressé en conférence de presse, lundi, par des membres de Premières Nations, un maire et une syndicaliste qui étaient réunis dans une section locale du syndicat Unifor, à New Westminster.

Selon Joy Thorkelson, présidente du Syndicat des pêcheurs et travailleurs de la pêche de la Colombie-Britannique, il y a à peine assez de poissons pour assurer la reproduction de l’espèce.

Les pêcheurs n’ont donc pas le droit de les capturer.

Ainsi, dans les fleuves Fraser et Skeena, les pêcheurs commerciaux n’auraient attrapé aucun saumon cet été. Dans le fleuve Nass, les bateaux auraient signalé la présence de seulement 10 % du nombre espéré de saumons.

Sur la côte ouest de l’île de Vancouver, où le saumon quinnat semble se reconstituer, moins de bateaux de pêche seraient partis en mer, par rapport aux années précédentes.

Les conséquences sont directement ressenties par les travailleurs de la pêche. John Hellin, le maire de Lax Kwa’alaams, l'un des villages les plus au nord de la côte britanno-colombienne, note ainsi que l’usine de préparation et de congélation de poisson ne fournit plus de saumon, parce qu’il n’y a plus de saumon à préparer.

Joy Thorkelson estime qu'au moins 2000 travailleurs sont directement touchés par le manque de saumons. Elle a ainsi raconté l’histoire d'un pilote de bateau qui a travaillé tout l’été à perte parce que les revenus tirés de la pêche ne lui ont pas permis de couvrir son essence et d'autres dépenses.

Elle a aussi soulevé le cas d'une travailleuse de Vancouver qui n’a même plus les moyens d’offrir trois repas par jour à ses enfants, ou encore celui d'un pêcheur qui est obligé de rendre son bateau à la banque parce qu’il n'a plus les moyens de rembourser un emprunt.

Bob Chamberlain, ancien vice-président de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique et ancien candidat du Nouveau Parti démocratique au siège de député fédéral de Nanaimo-Ladysmith, a pris la parole lors de la conférence de presse. Il a appelé le gouvernement libéral à mettre en place un plan d’urgence pour les villes et les villages qui dépendent de la pêche commerciale.

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