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Heures supplémentaires des infirmières : la FIQ demande une révision

Un stéthoscope sur la poitrine d'une femme qui porte un uniforme.

En avril, le Tribunal administratif du travail avait ordonné aux membres de la FIQ de satisfaire aux demandes d'heures supplémentaires obligatoires.

Photo :  CBC

La Presse canadienne

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) s'est retrouvée de nouveau devant le tribunal, lundi, dans le cadre de son long combat contre les heures supplémentaires obligatoires imposées aux infirmières.

La FIQ, qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins, a déposé une requête pour demander au Tribunal administratif du travail de revoir la décision qu'il avait rendue à ce sujet, en avril dernier.

Le tribunal avait alors refusé de s'ingérer dans la question du recours au fameux TSO (le temps supplémentaire obligatoire) comme mode de gestion des ressources infirmières.

La FIQ estime que le recours au TSO est trop fréquent, que les directions d'établissements y ont recours sans chercher d'autres solutions, alors qu'il ne devrait s'appliquer qu'exceptionnellement ou lors de situations urgentes.

Le combat de l'organisation syndicale contre le TSO avait culminé dans une journée nationale sans TSO, le 8 avril.

La FIQ avait du même souffle porté son combat devant le tribunal, lui demandant d'ordonner aux gestionnaires des établissements de santé de cesser de gérer « de façon négligente, fautive et abusive les ressources professionnelles », portant ainsi atteinte aux services auxquels le public a droit.

La requête de la FIQ avait toutefois été rejetée. Le Tribunal administratif du travail avait estimé qu'il n'avait pas compétence pour rendre l'ordonnance requise par la FIQ. Il avait considéré qu'il ne lui appartenait pas de se substituer aux employeurs ou à la ministre de la Santé pour déterminer quels services doivent être offerts à la population ou comment les dispenser.

Le 27 mai, la FIQ a donc déposé sa requête en révision devant le tribunal. Les audiences commençaient lundi.

L'organisation syndicale mène en même temps une campagne contre le TSO, en donnant des exemples concrets des répercussions qu'il peut avoir sur la vie familiale et personnelle des infirmières et infirmières auxiliaires.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a déjà demandé aux directions d'établissements de « rehausser » les postes d'infirmières afin de diminuer le recours au TSO. Il s'agit par exemple de faire passer le nombre de jours de travail de deux à trois ou de trois à quatre ou de quatre à cinq, ce qui devrait permettre de stabiliser les équipes soignantes, de rendre les postes plus attrayants et de diminuer le recours aux heures supplémentaires obligatoires.

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