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Énergie Saguenay : une usine carboneutre?

Les plans de l'usine Énergie Saguenay

Les plans de l'usine Énergie Saguenay

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Souières

Radio-Canada

Serait-il possible pour GNL Québec d'exploiter une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay sans émettre de gaz à effet de serre? La réponse est « oui », selon les chercheurs de la Chaire en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi, mais seulement en mettant en place une série de solutions complexes.

La Chaire en éco-conseil de l’UQAC dirigée par le biologiste Claude Villeneuve a présenté son rapport sur la carboneutralité à propos du projet Énergie Saguenay. Le mandat avait été donné en décembre 2018 par GNL Québec afin que le groupe universitaire émette des recommandations.

Le groupe a d’ailleurs constaté que l’achat de crédit compensatoire sur le marché du carbone est indispensable pour être carboneutre d’ici 2050.

La plantation d’arbres et l’utilisation des résidus forestiers pour compenser les émissions de l’usine représentent aussi un fort potentiel afin d’atteindre la carboneutralité.

La plupart des solutions proposées par la Chaire en éco-conseil dépassent les limites de la région. Claude Villeneuve suggère aussi de mettre en place un parc industriel qui exploiterait la chaleur et le CO2 de l'usine.

Un pôle d’écologie industriel, ça pourrait permettre de faire utiliser votre CO2 par de nouvelles entreprises qui s’établiraient à proximité. Il y a aussi toute la chaleur résiduelle qui, normalement, est évacuée dans l’air qui, à ce moment, serait une chaleur qui pourrait être canalisée pour chauffer des serres.

Claude Villeneuve, biologiste de la Chaire en éco-conseil de l’UQAC

GNL Québec a affirmé ne pas suffisamment connaître la quantité de chaleur qui va être accessible pour une serre.

Toutefois, le procédé de donner une deuxième vie au CO2 plaît à GNL Québec.

Faire de la pollution une ressource, je pense que ça peut être très porteur pour la région en termes de recherche et peut-être de développement de filières, ajoute le directeur en développement régional de GNL Québec, Stéphan Tremblay.

Il a aussi reconnu le défi qui se dresse devant l’entreprise, alors qu'elle souhaite que son usine soit carboneutre dès son ouverture en 2025.

D'après les informations de Gilles Munger

Saguenay–Lac-St-Jean

Énergie