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Première mondiale du film The Song of Names, de François Girard, au TIFF

Un jeune garçon joue du violon.

Une scène du film « The Song of Names », du réalisateur québécois François Girard

Photo : Courtoisie du TIFF

Claudia Hébert

Adaptation d'un roman de l'auteur britannique Norman Lebrecht, The Song of Names est un drame qui se joue sur plusieurs époques, entremêlées à l'écran, nous amenant des années 80 aux années 30, puis 50, nous faisant ainsi rencontrer les personnages à plusieurs époques de leur vie.

Tout juste avant la Seconde Guerre mondiale, un jeune violoniste polonais est confié à une famille londonienne qui lui offre la pension pendant qu’il parfait son éducation musicale.

Le jeune prodige, Dovidl, est installé dans la chambre du fils de la famille, Martin, et les deux garçons deviendront aussi proches que s’ils étaient frères. Mais proviennent de l’autre côté de la Manche des échos de l’Holocauste, et personne ne sait ce qu’il est advenu de la famille de Dovidl, juive, restée à Varsovie. 

Quelques années après la guerre, alors que le violoniste s’apprête à donner son premier concert, il disparaît sans laisser de traces. Quarante ans plus tard, Martin se lance sur la piste de son vieil ami, décidé à obtenir des réponses.

François Girard au micro de Catherine Perrin.

Le réalisateur François Girard

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour amener cette histoire au grand écran, on a tout de suite pensé à un réalisateur qui a signé plusieurs films sur la musique classique ainsi que la mise en scène de plusieurs opéras, le Québécois François Girard. Celui qui s’est démarqué avec ses Trente-deux films brefs sur Glenn Gould et avec sa grande fresque Le violon rouge a aussi réalisé un film sur les chorales, Boychoir.

La musique, c’est une façon de méditer, une façon de prier, une façon d’élever la conscience…

François Girard, réalisateur du film The Song of Names

Ici, le cinéaste fait un film musical, mais aussi un film qui porte sur un devoir de mémoire.

Le film pourrait s'appeler Never Again… et ça, pour moi, c’est important. Parce qu’aujourd'hui, pas besoin d’aller très loin pour voir dans l'actualité la résurgence des mouvements d’extrême droite, comme si rien ne s’était passé, nous dit François Girard.

C’est pas juste l’holocauste, ce sont tous les génocides. C’est le passé, les grandes tragédies humaines qu’on oublie si facilement... pour les répéter. 

Tim Roth et Clive Owen jouent Martin et Dovidl adultes, prenant le relais de deux autres duos d’acteurs, des interprètes adolescents et ensuite jeunes adultes.

The Song of Names est un film qui se tisse autour de l'idée de perte. Comment faire son deuil quand les êtres aimés n’ont pas dit au revoir, quand on ne sait pas s’ils sont toujours vivants ou s’il faut les pleurer? Toutefois, selon François Girard, son film ne parle pas de la mort.

On parle de la vie, assure-t-il, on parle de survivre, on parle de l’après, de l’identité après tout ça.

The Song of Names est présenté en première mondiale au 44e Festival international du film de Toronto.

Toronto

Cinéma