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Arsenic : l'avis de 2013 sur lequel s'appuie le ministre ne tient plus, dit la DSP

Le Centre de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT)

Le Centre de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Thomas Deshaies

La Direction de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue réitère qu'elle recommande des actions immédiates pour réduire les émissions d'arsenic de la Fonderie Horne. Le ministre de l'Environnement avait annoncé vendredi dernier qu'il n'avait pas l'intention d'exiger une réduction des émissions d'arsenic plus importante que prévu et à court terme.

Les résultats de l'étude nous préoccupent et nous, on croit et on recommande qu'il y ait des actions concrètes qui soient entreprises dès maintenant, a martelé la médecin spécialiste en santé publique Omobola Sobanjo.

Le ministre de l'Environnement, Benoît Charrette, avait justifié sa position en se basant sur un avis de la Santé publique de 2013. Celui-ci statuait qu'il était acceptable d'adopter une réduction progressive des émissions atmosphériques d'arsenic sur plusieurs années. Tant qu'on ne nous dit pas qu'on n'avait pas les bons seuils (norme de 100 ng en 2021), on poursuit dans la même veine, avait déclaré M. Charrette.

La Santé publique a fait une étude qui nous a fourni des nouvelles données qui nous permettent de faire de nouvelles recommandations.

Dre Omobla Sobanjo

Or, la Direction de la santé publique estime que l'avis de 2013 n'est plus valable. On a aussi toujours mentionné que, selon les données actuelles, parce qu'on a des nouvelles données en 2019, on n'émettrait pas le même avis qu'on a émis en 2013, a tranché Mme Sobanjo.

La Santé publique publiera rapidement le rapport complet

Le ministre de l'Environnement avait aussi expliqué qu'il faudrait attendre la publication du rapport complet de l'étude de biosurveillance de 2019 avant d'envisager un quelconque changement d'approche. Les résultats sont toutefois déjà connus depuis mai dernier.

Le message a été reçu à la Santé publique, qui s'engage à le publier le plus rapidement possible. Il veut avoir notre rapport afin de pouvoir faire les interventions nécessaires, constate la Dre Sobajo. Notre priorité actuelle, c'est de finaliser le rapport et le publier aussitôt que possible.

Questionnée à savoir si la Direction de la santé publique pourrait recommander une nouvelle norme ou un nouvel échéancier pour atteindre la norme provinciale, la Dre Sobanjo n'a pas fermé la porte. La Santé publique n'est pas encore rendue là. Pour l'instant, notre priorité est de publier le rapport parce que le ministre nous a dit qu'il l'attend pour choisir ses interventions dans le dossier, a-t-elle déclaré.

Quoi qu'il en soit, la Santé publique ne veut pas que l'exposition se prolonge à Rouyn-Noranda. C'est sûr que pour nous, c'est de voir des changements aussitôt que possible, a conclu la Dre Sobanjo.

Abitibi–Témiscamingue

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