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Catherine Lizotte, une jeune athlète d'exception

Catherine Lizotte dans son embarcation sur le lac Brome en entraînement d'aviron.

Catherine Lizotte en entraînement au lac Brome à Knowlton.

Photo : Courtoisie/Karol Sauvé

Émilie Richard

La vie d'adolescente de Catherine Lizotte tournait autour du basketball. Mais ne la cherchez plus sous un panier, ballon à la main. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est maintenant sur l'eau que l'athlète des Laurentides, nouvellement établie à Knowlton, s'entraîne. L'aviron est son nouveau sport.

Je ne me voyais pas arrêter le basketball, assure la jeune femme de 17 ans.

Pourtant, il n’aura fallu qu’une participation à un Camp des recrues RBC, en 2018, pour que son avenir d’athlète change du tout au tout.

Au moment où Catherine participe à cet événement, c’est chez elle, à Saint-Jérôme. Les résultats des tests physiques qu’elle enchaîne au camp suscitent l’intérêt d’un entraîneur d’aviron. Je ne connaissais même pas l’aviron, mais il a vu que j’avais un potentiel, se souvient-elle.

Son coeur et sa tête hésitent longtemps entre le basketball et l’aviron. Elle a donc, pendant quelques mois, cumulé les allers-retours les fins de semaine pour rejoindre l’équipe-Québec, basée au lac Brome.

Ça tellement été dur de choisir. Quand j’ai commencé l’aviron, j’aimais ça, mais ce n’était pas une passion. J’ai pris la chance.

Catherine Lizotte, athlète en aviron

C’est finalement en novembre 2018, qu’elle déménage officiellement à Knowlton pour tout miser sur l’aviron, tout en terminant ses études secondaires. En laissant derrière elle, famille et amis. L’idée de pouvoir participer à des compétitions de haut niveau a fait pencher la balance.

Le bassin [d’athlètes] en aviron au Québec n’est pas gros. C’est facile de se démarquer comparativement au basket. Ça te donne un avantage, si tu vas dans ce sport.

Elle multiplie les heures d’entraînement autant sur l’eau qu’en gymnase. Des entraînements qui sont loin d’être une partie de plaisir. Les entraînements sont difficiles. Parfois, je me dis pourquoi je fais ça, mais après tu comprends et tu te sens fière, confie-t-elle, le sourire dans la voix.

Catherine Lizotte, lors de sa participation à la Coupe Québec d'Alma, qui transporte son embarcation sur son épaule.

Catherine Lizotte lors de sa participation à la Coupe Québec d'Alma.

Photo : Caroline Mireault

Camp des recrues

Pas de doute, ses capacités physiques s’améliorent. Elle le constate lorsqu’elle se présente une deuxième fois dans un Camp des recrues RBC au printemps 2019, cette fois à Sherbrooke.

Les résultats qu’elle y obtient lui permettent de se classer parmi les 100 meilleurs athlètes de partout au Canada ayant participé à l’un des 34 camps offerts cette année. Elle accède donc à la finale nationale qui aura lieu à Calgary les 14 et 15 septembre prochains. Une aventure qui pourrait être payante.

Si elle se classe parmi les 30 meilleurs jeunes athlètes au pays, elle reviendra à Knowlton avec une bourse de 12 000 $ en poche. Un coup de pouce qui serait le bienvenu. Idéalement, je devrais travailler environ 10 heures par semaine, mais avec l’école et les entraînements, c’est difficile. Ça m’aiderait, ça aiderait ma famille, avoue celle qui étudie au Cégep de Granby en sciences humaines.

Mais peu importe l’issue de cette compétition, Catherine reviendra à Knowlton avec cette flamme qui l’anime.

Ce qui m’accomplit en tant que personne, c’est de me dépasser à chaque entraînement.

Catherine Lizotte, athlète en aviron

Rêve-t-elle aux Jeux olympiques? Peut-être, mais pas à court terme. L’aviron, c’est un sport qui se développe à long terme. Les filles sur l’équipe nationale, elles ont entre 25 et 30 ans, relativise l’athlète qui doit encore apprendre à gérer les moments de solitude, conséquence direct de son exode. Heureusement, ceux-ci sont en quelque sorte récompensés.

J’ai fait des compétitions et ça s’est bien passé. Je suis arrivée première dans quelques-unes au Québec. Le prochain but, c’est de faire des compétitions internationales, dit-elle humblement.

Et pour atteindre ses objectifs, non, elle ne fait pas des sacrifices. Catherine préfère voir ça comme des choix.

Des choix qui la mèneront peut-être sur les plus prestigieux podiums.

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