•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Université de l'Ontario français : les prochaines étapes

Un bloc-notes noir avec le logo de l'UOF est posé sur un bureau.

L'Université de l'Ontario français pourrait accueillir ses premiers étudiants en 2021. C'est, du moins, l'objectif des responsables du projet.

Photo : Facebook / Université de l'Ontario français

Myriam Eddahia

Maintenant que l'entente entre les deux ordres de gouvernement est officiellement signée, une équipe de travail sera mise sur pied pour faire avancer le projet de l'Université de l'Ontario français (UOF).

Le [groupe] de travail élaborera un plan de mise en oeuvre au cours des prochains mois, selon la ministre ontarienne des Affaires francophones, Caroline Mulroney.

Les fonctionnaires fédéraux et provinciaux détailleront ensemble l'entente en se basant sur le modèle du projet sur lequel ont travaillé les employés de l'Université de l'Ontario français.

Ils examineront, entre autres, le modèle financier de l'UOF.

Le Canada et l'Ontario mettront sur pied un groupe de travail conjoint pour convenir des dépenses admissibles, des échéanciers et des activités du projet de l'Université de l'Ontario français.

Extrait du protocole d'entente entre le Canada et l'Ontario relativement à l'Université de l'Ontario français

Le comité va se pencher sur le plan financier, les questions d'emplacement, de la programmation, etc., ajoute Caroline Mulroney.

Pour la présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF, Dyane Adam, il faut désormais redémarrer des chantiers de mise en oeuvre qui avaient été mis en veilleuse pendant l'arrêt de financement qui avait été annoncé en janvier 2019 par le gouvernement de Doug Ford.

Quelques jours plus tard, le gouvernement fédéral avait accordé un financement de 1,9 million de dollars à l'équipe de l'UOF à qui le premier ministre avait coupé les vivres, citant le déficit provincial.

Ces fonds avaient permis aux huit employés de l'UOF de continuer de travailler à l'élaboration du projet pendant encore un an.

Encore beaucoup de travail à faire

L'équipe de l'Université de l'Ontario devra trouver un emplacement pour le futur établissement postsecondaire. Cette recherche se poursuit.

Il faudra aussi, et surtout, continuer à développer des programmes qui devront ensuite être approuvés par la province.

Certains des programmes qui font l'objet de discussions sont créés ou seront offerts par d'autres universités en partenariat avec l'UOF, comme l'Université d'Ottawa, l'Université Saint-Paul, ou encore l'Université Laval et le réseau de l'Université du Québec.

L'Université de Hearst, qui est l'autre université de langue française, se joindra immédiatement à nous. On va pouvoir collaborer avec eux dans la création de nouveaux programmes et aussi l'offre de certains de leurs programmes [existants], note Dyane Adam.

Pour le moment, les quatre programmes de l'UOF portent sur les cultures numériques, les environnements urbains, la pluralité humaine et l'économie mondialisée.

On prévoit qu'en 2021, on devrait avoir les quatre [programmes] et d'autres en communication, en [gestion] et en pédagogie, dit Dyane Adam.

Tout est à faire, mais c'est un super beau défi, lance-t-elle.

Nous, c'est vraiment d'accélérer, de se retrousser les manches et de faire le travail qui est nécessaire pour qu'on puisse livrer des programmes entièrement en français dans l'université à Toronto en 2021. On est à établir tout le cheminement critique [...] et à franchir toutes les étapes d'ici 2021.

Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français

Dyane Adam veut élargir et bonifier son équipe dès que possible.

Dans les prochains mois, l'Université de l'Ontario français embauchera plus d'employés pour répondre à ses besoins actuels et futurs, affectés entre autres à l'enseignement, au marketing de l'université et au recrutement des étudiants.

Pour offrir des programmes et accueillir des étudiants, il faut avoir une infrastructure humaine et physique. On doit ajouter des compétences, des professeurs. Tout ça est à faire, mais c'est un super beau défi.

Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français

L'Université de l'Ontario français pourrait accueillir ses premiers étudiants en 2021.

Interrogée sur de possibles retards dans la mise en place de l'université advenant un changement de gouvernement au fédéral, la ministre ontarienne des Affaires francophones répond qu'elle ne croit pas que cela changerait les choses.

Selon Caroline Mulroney, c'est un objectif que le gouvernement provincial aimerait atteindre.

Toronto

Politique fédérale