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Maher Arar se dit victime d'une campagne de dénigrement

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Réagissant aux informations selon lesquelles il aurait livré des renseignements sur Al-Qaïda lors de sa détention en Syrie, Maher Arara s'est dit victime d'une campagne visant à détruire sa crédibilité.

Maher Arar, ce Canadien déporté en Syrie par les autorités américaines, l'automne dernier, se dit victime d'une campagne de dénigrement qui vise à salir sa réputation.

Kerry Pither, une porte-parole de la famille, a déclaré que Maher Arar, qui vit reclus à Ottawa depuis son retour, il y a un mois, est la victime d'une campagne visant à détruire sa crédibilité. Elle a également rappporté que M. Arar, affaibli physiquement et psychologiquement, a décidé de ne pas s'exprimer publiquement tant que son état ne s'améliore pas.

Le réseau CTV a rapporté jeudi les propos de hauts responsables canadiens qui ont déclaré sous couvert de l'anonymat que M. Arar aurait livré des informations à la Syrie sur des cellules dormantes d'Al-Qaïda au Canada en échange de sa libération. Ces informations viseraient quatre Canadiens membres présumés du réseau terroriste. Trois seraient emprisonnés en Syrie et en Égypte, le quatrième serait actuellement détenu à Ottawa en vertu d'un certificat de sécurité.

La Gendarmerie royale du Canada, le Service canadien du renseignement de sécurité et le Solliciteur général, Wayne Easter, ont refusé commenter.

Ces fuites surviennent le jour même du dépôt d'une plainte formelle contre la GRC par la Commission des plaintes du public contre la GRC. Cette Commission veut obtenir des éclaircissements concernant le rôle exact de la GRC dans cette affaire.

Kerry Pither a déclaré que Maher Arar ne croyait pas que cette Commission puisse lui rendre justice. «Il veut une enquête publique complète où les gens qui seront appelés à témoigner le feront sous serment, plutôt qu'à travers des fuites dans les médias.»

Rappelons que Maher Arar se dirigeait vers Montréal, en provenance de Tunisie, lorsqu'il a été intercepté pendant une escale à l'aéroport Kennedy, à New York, à l‘automne 2002. Les autorités américaines l'ont aussitôt expulsé en Syrie, son pays d'origine, où il a été emprisonné pendant une année. Au cours de sa détention, il aurait été torturé.

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