•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une grève des fonctionnaires fédéraux « fort probable » au début de l'hiver prochain, lance l’AFPC

Des fonctionnaires fédéraux manifestent contre le système de paye Phénix.

Des fonctionnaires fédéraux manifestent contre le système de paye Phénix. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Déçue par les offres du gouvernement pour dédommager ses membres touchés par les ratés de Phénix, l’Alliance de la fonction publique Canada (AFPC) réitère qu’elle pourrait déclencher une grève dès le début de 2020 si les négociations ne portent pas fruit après l’élection.

L’AFPC a demandé à la Commission de l’intérêt public de se pencher sur la situation qui l’oppose au gouvernement fédéral, exercice qui n’empêchait pas le syndicat de se rasseoir à la table de négociations, d’après sa vice-présidente exécutive nationale, Magali Picard.

Magali Picard dans les studios de Radio-Canada en juillet 2019.

Magali Picard, vice-présidente nationale exécutive de l'Alliance de la fonction publique du Canada. (archives)

Photo : Radio-Canada

Toutefois, avec l’échec récent de négociations, la possibilité d’une grève se concrétise davantage.

Une fois qu’on aura [les rapports de la Commission], on va toutes les deux parties analyser la situation et on pourrait demander un vote de grève pas plus tard qu’un mois suite à l’émission de cet avis, a estimé Mme Picard.

La dirigeante syndicale a indiqué que dans ce scénario, une éventuelle grève pourrait être déclenchée au plus tôt cet hiver.

Des offres insatisfaisantes

Nos deux enjeux prioritaires n’ont pas été respectés et traités de façon satisfaisante par l’employeur, a résumé Mme Picard.

Le gouvernement proposait dans un premier temps une compensation équivalente 1,25 jour de congé payé par an, et ce pendant quatre ans. Si d’autres syndicats fédéraux ont accepté cette offre, Mme Picard a souligné que l’Alliance n’était pas à l’aise avec cette mesure de réparation pour les troubles engendrés par le système Phénix.

Cette formule-là, pour nous, n’est pas du tout satisfaisante, a-t-elle expliqué, en précisant que la compensation sur la table offre des sommes qui varient selon le salaire annuel de chacun des fonctionnaires.

Ce qu’on veut, c’est une formule qui est juste et équitable pour tous les travailleurs qui ont vécu et qui vivent la même situation. Donc un montant forfaitaire qui est le même pour tout le monde.

Magali Picard, vice-présidente exécutive nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada

Qui plus est, l’AFPC n’était pas satisfaite avec l’offre d’augmentation salariale mise de l’avant par Ottawa qui, a-t-elle avancé, ne couvrait pas l’évolution du coût de la vie.

Les libéraux entre déception et optimisme

On a négocié de bonne foi, c’est dommage, s’est désolé le secrétaire parlementaire de la présidente du Conseil du Trésor, Greg Fergus, en entrevue téléphonique.

Son collègue de Gatineau, Steven MacKinnon, partage sa déception, mais ne baisse pas les bras. Nous savons que leur patience a été mise à l’épreuve, mais ils savent aussi que nous avons mis des centaines de millions de dollars pour réparer les pots cassés, a-t-il avancé.

J’ai très confiance qu’après les élections, ça pourra se faire rapidement.

Steven MacKinnon, député de Gatineau, Parti libéral du Canada
Stéphane Lauzon, William Amos, Greg Fergus et Steven MacKinnon en point de presse denors dans le secteur de Hull.

Les députés libéraux fédéraux de l'Outaouais. De gauche à droite : Stéphane Lauzon, député d'Argenteuil—La Petite-Nation, William Amos, député de Pontiac, Greg Fergus, député de Hull-Aylmer, Steven MacKinnon, député de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Florence Ngué-No

Mais pour que le Parti libéral reprenne les négociations, encore faut-il qu’il soit encore au pouvoir à l’issue du scrutin du 21 octobre.

Mme Picard est catégorique : le dossier Phénix — y compris l’échec récent des négociations entre le gouvernement et la partie syndicale — sera un enjeu électoral incontournable.

Si les discussions entre le gouvernement et l’AFPC sont au point mort, l’Alliance pourrait cependant permettre à certains libéraux de remporter des sièges.

On va certainement mettre nos énergies dans les circonscriptions où on peut faire une différence sans toutefois élire un conservateur, a noté Mme Picard, car selon elle, l’élection du Parti conservateur constitue le pire scénario pour les travailleurs de l’État.

Avec les informations de Boris Proulx et d'Agnès Chapsal

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !