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Maisons des aînés : les établissements privés conventionnés veulent jouer un plus grand rôle

Des personnes âgées discutent dans un CHSLD.

Les établissements privés souhaitent « faire leur part » pour contribuer à l'essor du réseau des Maisons des aînés.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Michel Marsolais

Entre les CHSLD publics et les établissements privés, il existe une formule hybride qu’on ne retrouve qu’au Québec. Les établissements privés conventionnés appliquent les normes du public mais sont gérés par le privé. Ceux-ci voudraient jouer un plus grand rôle dans le déploiement du réseau de Maisons des aînés promis par le gouvernement Legault.

« Nous sommes encore un secret bien gardé », dit Vincent Simonetta, président de l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC) qui vient d’entreprendre une tournée de sensibilisation.

L’association, qui représente une soixantaine d’établissements (dont 57 CHSLD), veut mieux se faire connaître, mais aussi vanter sa formule auprès du gouvernement qui a promis d’implanter 30 Maisons des aînés durant son mandat.

« On est déjà dans le réseau, on fait partie de la solution » dit Annick Lavoie, directrice de l’AEPC.

« Une des différences est dans la gestion. Nous avons un budget séparé pour la composante clinique, qui est à but non lucratif et qui est dédiée aux soins directs aux résidents. », explique Annick Lavoie. Pas question de faire des profits sur ce volet, et tout déficit doit être assumé par le propriétaire.

C’est du service public géré par le privé.

Annick Lavoie, directrice de l'AEPC.

Pour Francine Clouâtre, la proximité avec la direction de l’établissement était un élément important de son choix quand elle a placé sa mère au CHSLD St-Georges, une résidence privée conventionnée de Montréal.

« On sait qui dirige le centre, on sait qui est le propriétaire, on voit la différence avec les employés. Ce n’est pas la même chose que le public », dit-elle. Même depuis le décès de sa mère, elle reste bénévole au comité des usagers de l’établissement.

Papyboom

Au cours des prochaines décennies, le pourcentage de Québécois âgés de plus de 65 ans va passer de 18 % à 28 %. Ce papyboom est un casse-tête pour l'État mais une opportunité pour le privé.

Même si 2 600 personnes sont déjà en attente d’une place, on estime que l'offre de résidences pour personnes âgées ne suit pas la demande.

D'ici 10 ans, il faudrait doubler le nombre de places sur les marchés québécois et canadien, estimait MFCI Capital.

Depuis 2014, plus de 390 résidences privées – particulièrement les plus petites – ont fermé leurs portes, étouffées par la réglementation et la bureaucratie. Les exigences sur les gicleurs forcent plusieurs petits propriétaires de résidence pour aînés à abandonner le secteur.

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