•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Gatineau songe à interdire le glyphosate sur son territoire

Des gens cueilelnts des fruits dans un champs.

Ne pas utiliser de produits chimiques est souvent synonymes de pertes importantes, selon l'agriculteur Philippe Thompson.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Gatineau songe à imiter Montréal qui a annoncé l’interdiction du glyphosate — un herbicide très répandu présent notamment dans le Roundup de Monsanto — sur son territoire, selon le président du Comité consultatif agricole, Jean Lessard.

À Gatineau, 38 % du territoire est agricole. Il faut le développer. Les légumes, les fruits n’arrivent pas juste comme ça à l’épicerie, a rappelé M. Lessard, qui est également conseiller du district de la Rivière-Blanche.

Avec [le Comité de] l’environnement, on est en train de regarder tout ça de côté-là [...] Si c’est un problème pour la santé, je pense qu’il va falloir suivre Montréal aussi.

Jean Lessard, président du Comité consultatif agricole de la Ville de Gatineau
Jean Lessard répond aux questions d'un journaliste à l'extérieur.

Jean Lessard, président du Comité consultatif agricole de Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Bien que le sujet fasse l’objet de discussions, l’interdiction éventuelle de certains produits comme le glyphosate est encore loin de se concrétiser à Gatineau, notamment en raison du fait que la Ville ne dispose pas d’assez d’informations pour prendre une décision éclairée.

En ce moment, non, on n’a pas d’information complémentaire, a expliqué le conseiller.

Il attend d'avoir toute l'information sur ce sujet, notamment les recherches et les produits qui pourraient remplacer le glyphosate.

Éliminer les produits chimiques, un défi de taille en agriculture

Les effets potentiellement néfastes pour la santé du glyphosate sont documentés depuis un certain nombre d’années. En 2015, par exemple, le Centre international de recherche sur le cancer a conclu que le glyphosate était un « cancérigène probable ».

De telles révélations ont poussé Philippe Thompson, propriétaire de la ferme Courges & Cie à Gatineau, à se tenir bien loin du glyphosate.

Pour nous c’est important. On a vu des gens avec qui on a travaillé dans le passé avoir un cancer du sein à 39 ans, a-t-il relaté. Personne n’est surpris de savoir que les pesticides, ça cause ces problèmes-là.

Philippe Thompson répond aux questions d'un journaliste.

Philippe Thomspon, propriétaire de la ferme Courges & Cie.

Photo : Radio-Canada

L’agriculteur et agronome reconnaît toutefois que son approche à un prix. Selon ces estimations, il peut perdre, par exemple, environ la moitié de sa récolte de courges et jusqu’à 60 % de sa récolte de framboises.

M. Thompson croit par ailleurs que la Ville devrait effectivement aller de l’avant et interdire le glyphosate, surtout sur la partie urbaine de son territoire. C’est certain que pour les citoyens en ville, ce n’est pas nécessaire. Une entrée de cours, ça se désherbe facilement, a-t-il fait remarquer.

Avec les informations de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

Agriculture