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Les restes de Dorian frappent aussi la Basse-Côte-Nord

Des vagues viennent se briser sur les rochers.

De puissantes vagues ont frappé les côtes à Chevery dimanche matin.

Photo : Gracieuseté de Sandra Vatcher

François Robert

La Basse-Côte-Nord n’est pas épargnée par les vagues et les forts vents provoqués par les restes de l’ouragan Dorian, qui a fait beaucoup de ravages partout sur son passage.

Vers 16 h 30 dimanche, il restait 492 clients d'Hydro-Québec toujours privés d'électricité dans la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent. En début de journée, il y en avait près de 700.

Un monteur de ligne dans une nacelle

Un monteur de ligne d'Hydro-Québec

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Selon la conseillère en relations avec le milieu d'Hydro-Québec, Marie-Julie Roy, ce sont principalement les villages de Chevery, Tête-à-la-Baleine, Harrington Harbour, Saint-Augustin et la communauté innue de Pakua Shipu qui ont été touchés par les pannes.

Elle porte un veston et des lunettes.

Marie-Julie Roy, conseillère aux relations avec le milieu pour Hydro-Québec

Photo : Gracieuseté Marie-Julie Roy

Dans le secteur de Chevery, le toit recouvrant une patinoire a été endommagé par les vents ainsi que certains arbres, a rapporté une citoyenne, Sandra Vatcher.

Une partie de la toile recouvrant l'armature a été déchirée par les vents.

Le toit recouvrant cette patinoire à Chevery a été endommagé par les vents.

Photo : Gracieuseté de Sandra Vatcher

La route 138 est fermée entre Tête-à-la-Baleine et le quai fédéral, dans toutes les directions, pour une durée indéterminée.

Le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, soutient qu'il a rarement vu des vents aussi puissants. Dimanche matin, il raconte avoir fait la tournée des deux villages de sa municipalité.

À Baie-des-Moutons, l’entrepôt des pêcheurs qu’il y avait là sur une petite île depuis 45-50 ans est complètement défait, illustre Randy Jones. Le vent l'a fait tomber. Il y a aussi des arbres dans le village qui touchent les fils. Les gens d’Hydro-Québec sont interpellés pour essayer de venir les couper. Il y a aussi des arbres par terre sur la route.

Le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, au téléphone.

Randy Jones, maire de Gros-Mécatina

Photo : Radio-Canada / Louis Garneau

Je suis allé sur le quai et ici l’eau passe par-dessus, poursuit Randy Jones. À La Tabatière, les bateaux ont tous déménagé à Baie-des-Moutons où le havre est plus à l’abri et ils sont tous corrects.

Selon Randy Jones, les gens de la Basse-Côte-Nord, déjà plus isolés que la majorité des habitants du reste du Québec en temps normal, se retrouvent dimanche davantage coupés du monde.

Comme c’est là, il n’y a aucun vol qui peut se faire, ni essayer d’aller en bateau, c’est impossible. Imaginez si quelqu’un se blesse ou tombe malade, on est à la merci de Dame Nature ici.

Randy Jones, maire de Gros-Mécatina et préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent

Randy Jones a confirmé en fin d'après-midi que le pire des vents et de la tempête semblaient désormais passés.

Secteur de Blanc-Sablon

À l’extrémité de la Basse-Côte-Nord, le pire semble être passé.

Une rue près du bord de l'eau à Blanc-Sablon.

Les vents se sont calmés à Blanc-Sablon. Photo prise autour de 10 h 30 dimanche matin.

Photo : Gracieuseté de Philip Joycey

L’ancien maire de Blanc-Sablon, Armand Joncas, n’a constaté que des dommages très mineurs dans son secteur.

Présentement, ça se passe bien, la pluie a arrêté et les vents commencent à diminuer, indique Armand Joncas. Ce que l’on constate, à date, il n’y a pas de gros dégâts. Les gens se sont préparés à la tempête. À la marina, tous les petits bateaux, les gars les ont mis sur la terre et les ont entreposés.

Armand Joncas rappelle que, dans la région, il n’est pas rare d’avoir des vents de 140 km/h et, cette fois, les vents soufflaient plus autour de 110 km/h.

Armand Joncas, ancien maire de Blanc-Sablon

Armand Joncas, ancien maire de Blanc-Sablon

Photo : Radio-Canada

Il souligne aussi que les bardeaux des toits dans la région sont fixés plus solidement que dans les villes justement parce que les vents forts sont fréquents.

L’administrateur de la Commission scolaire du Littoral, Philip Joycey, habite dans le village voisin de Lourdes-de-Blanc-Sablon.

Le vent était vraiment fort, raconte Philip Joycey. J'ai traversé la rue pour essayer de prendre un [extrait] vidéo proche de l'eau. C'était une aventure de retourner à la maison face au vent. Le vent était pas mal fort.

Philip Joycey est administrateur de la Commission scolaire du Littoral

Philip Joycey, administrateur, Commission scolaire du Littoral

Photo : Courtoisie : Commission scolaire du Littoral

La situation sera évaluée en fin de journée avec les transporteurs concernant le retour en classe des élèves de la Commission scolaire du Littoral lundi. Pour l'instant, les cours sont maintenus.

Avec les informations d'Éric Gagnon et de Laurie Dufresne

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