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Une première rencontre entre le théâtre et les spectateurs au Diamant

Le comédien Christian Essiambre.

Le comédien Christian Essiambre

Photo : Ex Machina

Tanya Beaumont

Après les activités inaugurales de la semaine dernière, la scène du Diamant s’est illuminée pour une première fois, avec la nouvelle mouture de la pièce Les sept branches de la rivière Ota.

L’engouement pour Le Diamant se poursuit. Après une première fin de semaine achalandée, les visiteurs se sont transformés en spectateurs. Avant même le début de la série de représentations, plusieurs affichaient déjà complet.

Pour cette production, les gradins sont aménagés dans la salle aux configurations multiples. Certains spectateurs qui assistaient à la première affirment que le confort est au rendez-vous.

On a beaucoup de place. On aimerait que les avions soient comment ça, souligne Maxime Laflamme en riant.

L’insonorisation de la grande boîte noire peut s’expérimenter dès l'entrée en salle, avant le spectacle, mais surtout lors de la représentation. La voix des comédiens semble portée sans trop d’effort.

Certains ont parcouru des kilomètres pour assister à cette première, dont le comédien Yves Jacques. C’est l’instrument parfait que Robert a attendu très longtemps et qu’il a enfin. J’ai hâte de voir les prochaines productions, dit-il.

Une reprise de La face cachée de la lune, spectacle solo écrit par Lepage que le comédien a porté sur ses épaules à travers le monde, est également prévue.

Yves Jacques n’a toutefois pas voulu mentionner de date de présentation. Ce n’est pas à moi à annoncer ça, mais c’est dans les boîtes tout ça, dit-il sans donner plus de détails.

Un choix symbolique

La sélection de la première pièce présentée au Diamant n’a pas été laissée au hasard. Après un voyage au Japon en 1992, Robert Lepage a développé l’idée de créer un spectacle autour du thème de la bombe atomique.

C’est ainsi qu’il y a 25 ans, Le sept branches de la rivière Ota devenait la première création d’Ex Machina. C’est aussi au fil de son élaboration que l’équipe de production a compris qu’il fallait se poser dans un lieu fixe.

Les sept branches a été la première pièce à voir le jour à la Caserne, sur Dalhousie, et la nouvelle mouture de ce texte collaboratif aura été la dernière. Le début et la fin d’un cycle.

Myriam Leblanc reprend les rôles qu’avait Anne-Marie Cadieux dans les années 90. Elle change de peau comme la pièce change de lieux et d’époque. Elle est accompagnée sur scène entre autres par Christian Essiambre, Lorraine Côté, Umihiko Miya, qu’on a pu voir dans Totem, du Cirque du Soleil, et Richard Fréchette, qui était de la première version.

D’Hiroshima à New York, la mise en scène ingénieuse, signature de Lepage, laisse place à de longs moments de vie où les dialogues ne sont pas nécessaires. Divisée en sept tableaux, la pièce dure autant d’heures.

La production est présentée jusqu’au 15 septembre au Diamant. Elle sera également jouée à Tokyo où elle fera partie des activités culturelles des Jeux olympiques de 2020.

Québec

Théâtre