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Université de l'Ontario français : Amanda Simard donne le crédit au gouvernement fédéral

Amanda Simard répond aux questions d'une journaliste au milieu d'une foule.

La députée indépendante de Glengarry—Prescott—Russell, Amanda Simard, se réjouit de voir le projet de l'Université de l'Ontario français se concrétiser. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La députée indépendante de Glengarry—Prescott—Russell, Amanda Simard, se réjouit de voir que le projet de l’Université de l’Ontario français (UOF) va finalement se concrétiser et donne le crédit au gouvernement fédéral pour avoir relancé le projet.

C’est eux qui ont ressuscité le projet, a affirmé la députée indépendante, qui se trouve en ce moment à Asunción, au Paraguay, où elle participe à la 6e Conférence mondiale des jeunes parlementaires. Sans eux, je pense qu’on serait même pas en train d’en [de l'UOF] parler en ce moment.

Amanda Simard a déploré la façon de procéder du gouvernement Ford dans ce dossier.

Je pense pas que c'est un bon style de gouvernance d'essayer pleins de compressions et voir après qui sont ceux qui vont crier le plus fort. Je suis vraiment contente de la décision, mais je ne suis pas plus confiante dans mon gouvernement.

Amanda Simard, députée indépendante de Glengarry—Prescott—Russell

Elle soupçonne d'ailleurs le gouvernement progressiste-conservateur d’avoir voulu aider, avec cette entente, les conservateurs au niveau fédéral à la veille du déclenchement des élections.

Après avoir travaillé en politique 9 ans sur la colline parlementaire, je pense qu'on peut voir à travers ces jeux-là, a expliqué Mme Simard. Ce qui compte ce sont les résultats, donc ça, c’est positif. Mais c’est certain qu’on ne veut pas être utilisé comme des pions.

Carol Jolin en entrevue

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Carol Jolin.

Photo : Radio-Canada

Un moment historique pour l'AFO

C’est un grand jour. C’est un moment historique. C’est la plus grande nouvelle pour la francophonie depuis la victoire de Montfort, a souligné samedi le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin, visiblement ému par la nouvelle.

Quand j'ai eu la nouvelle j'ai eu un grand courant chaud qui m'a passé à travers tout le corps, ça fait un bon bout de temps que nous on travaille sur ça et il y en a d'autres qui ont travaillé sur ça, a mentionné M. Jolin. C'est une idée qui est née il y a 50 ans d'avoir une Université de l'Ontario français.

En décembre, l'AFO avait retenu les services de l'avocat Ronald Caza, qui s'est souvent porté à la défense des causes franco-ontariennes, pour analyser les recours juridiques possibles contre l'administration Ford dans le dossier du financement de l'UOF.

Avec l'entente conclue samedi, c'est également la fin du pan juridique de la saga.

Lorsque le nouveau gouvernement de Doug Ford est arrivé, ce [qu'il a] fait, c’est [qu'il a] mis fin au financement, en alléguant [qu'il allait] reconsidérer la question dans quatre ans […] c'était ça la raison, ou une des raisons principales, pour lesquelles on devait se rendre devant les tribunaux, a expliqué au téléphone Me Caza.

Me Ronald Caza répond aux questions d'un journaliste dans la salle de nouvelles d'ICI Ottawa-Gatineau

Me Ronald Caza (archives).

Photo : Radio-Canada

Ce dernier a également participé à la mobilisation pour sauver l'hôpital Montfort. Cette lutte a permis, selon lui, de faciliter la mobilisation pour préserver l'UOF. Nos droits n’étaient pas établis. Ce n’était pas évident qu’on avait des droits constitutionnels, a relaté l'avocat. On est allé créer le précédent.

La présidente de l'Association des communautés francophones (ACFO) Ottawa, Soukaina Boutiyeb, se réjouit de la création de l'université et espère qu'éventuellement un campus voit le jour à Ottawa.

C'est sûr qu'il y a un pôle à Toronto, mais on veut créer un mandat provincial donc on veut aussi qu'il y ait des cours ici aussi à Ottawa pour les francophones, affirme Mme Boutiyeb. C'est de donner une vie universitaire purement francophone à ces étudiants.

Soukaina Boutiyeb répond aux questions d'un journaliste.

Soukaina Boutiyeb, présidente de l'ACFO Ottawa. (archives)

Photo : Radio-Canada

Je dois dire que dans les derniers jours, c’était un peu stressant d’attendre cette entente-là avant le déclenchement des élections. Mais on a l’entente, on est content, on est soulagé, a relaté pour sa part la coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO), Marie-Pierre Héroux.

Les prochaines étapes, c’est de travailler avec l’Université de l’Ontario français pour premièrement répondre aux besoins criants dans la région du centre-sud-ouest par rapport au postsecondaire en français, a-t-elle expliqué.

De son côté, l’Université d'Ottawa a indiqué par voie de communiqué qu'elle poursuivra et intensifiera sa collaboration avec l’UOF dans les années à venir, car celle-ci sera un partenaire privilégié de l’Université d’Ottawa.

Avec les informations de Claudine Richard-Beaudoin, Martin Robert et Dominique Degré

Ottawa-Gatineau

Francophonie